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 Le mariage [ft Ermaelle, Ebao, Eleazar et Solveig]

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Solveig Leömir

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MessageSujet: Le mariage [ft Ermaelle, Ebao, Eleazar et Solveig]   Mer 28 Nov - 21:57

Solveig regardait par la fenêtre du salon, assise sur le rebord de la fenêtre. Elle y était depuis ce matin. A peine avait-elle finit de se laver et de s'habiller qu'elle avait élu domicile sur le rebord de la fenêtre. A plusieurs reprise Olrän était passé dans la pièce en lui lançant des "Il ne va pas rentrer plus vite si tu restes là, tu le sais ?" ou "Ne colle pas ton nez à la fenêtre ou tu attraperas froid".
Mais peu importe ce que disait son presque oncle, Solveig restait contre la fenêtre.

Elle avait du attendre deux ou trois heures déjà, l'heure de midi approchait et la fillette sentait une bonne odeur provenant de la cuisine où la servante était occupée à faire rôtir le repas du midi.

- Il n'est toujours pas arrivé ? demanda alors la voix d'Olrän.

Solveig se retournait vers l'escalier dons descendait le jeune homme. Il était bien habillé, une tunique bleue à motifs brodés, des manches bouffantes à la mode pour les tenues de fêtes et de grandes bottes lui remontant jusqu'aux genoux.
Solveig n'était pas en reste dans sa petite robe de princesse rosâtre. Une couleur difficile à obtenir, mais Ebao regardait rarement à la dépense pour sa pupille.

- Non. Il ferait mieux de se dépêcher ou il va finir par être en retard.

Olrän se pencha pour observer par la fenêtre à son tour.

- Allez viens manger, Ebao finira bien par montrer le bout de son nez, il ne raterait le mariage de ses amis pour rien au monde. Sans compter qu'il y a l'autre parmi les invités.

Le jeune homme prit la direction de la cuisine, et la faim étant plus forte que tout, Solveig le suivit.

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MessageSujet: Re: Le mariage [ft Ermaelle, Ebao, Eleazar et Solveig]   Mer 19 Déc - 21:01

Ebao et Ermaelle venaient d'arriver à Hantonael après quatre longs jours de voyage. Ils avaient perdu un peu de temps du fait des pluies d'automne et ils étaient encapuchonnés dans des lourdes capes.
Le chevalier était content d'enfin arriver, il devait admettre qu'il avait eu peur de rater le mariage de ses deux amis d'enfances et descendit de son cheval avec entrain se tournant vers Ermaelle et l'animal qu'elle avait emprunté à Méléandre.

- Viens, nous allons les laisser se reposer dans la grange.

La maison des Kuza était adossée à une grange qui leur appartenait. S'y trouvait les chevaux de la famille et une calèche prête à être utilisée quand Olea et la mère de Méléandre venaient rendre visite. Ebao ouvrit la porte en bois sans difficulté et alla attacher son cheval à un piquet tout au bout.
Un autre cheval était déjà présent, il s'agissait d' "ail des ours" le cheval d'Olran (un nom complètement idiot de l'avis tout à fait impartial du chevalier), et Ebao désigna un piquet à Ermaelle avant de se rendre compte que la servante venait d'arriver derrière l'ancienne esclave.

- Ah. Demelza, veuillez leur remettre un peu de foins et d'eau je vous pries.


- Oui monsieur.

- Solveig et Olran nous attendent à l'intérieur ?

- Oui monsieur, ils s'inquiétaient de ne pas vous voir arriver.

L'employée de maison filait vers les chevaux tout juste arrivés quand Ebao fit signe à Ermaelle de le suivre. Il n'y avait pas vraiment de temps à perdre !
Il sortit du hangar et se dirigea vers la porte d'entrée laissée ouverte par Demelza d'où il pouvait entendre la voix aiguë de Solveig depuis la cuisine. Le chevalier sourit, sa pupille lui avait manqué, mais ce fut d'abord son petit frère qu'il vit.

D'une taille se rapprochant de plus en plus de celle d'Ebao, Olrän était déjà habillé pour le mariage et regardait son frère avec un air désespéré.

- J'ai cru que tu n'arriverais jamais ! Tu le sais pourtant qu'Ismelle risque de nous tuer si jamais nous arrivons pendant la cérémonie ?!

- J'en ai une vague idée oui ! Occupe toi de montrer les affaires de maman à Ermaelle !

Il se tourna vers l'ancienne esclave en désignant Olrän.

- C'est mon petit frère, quand tu seras devant la garde robe de ma mère, choisi ce que tu veux.

Et il fila dans la cuisine pour aller voir sa pupille. Pendant ce temps là, Olrän fit signe à Ermaelle de le suivre et monta pas moins de deux étages avant de longer un long couloir et de s'arrêter à la deuxième porte qui ouvrait sur une belle chambre avec une immense armoire, armoire que le jeune homme alla ouvrir.
Olea avait toujours eu du goût, et les affaires de son mari étant florissantes, elle n'avait jamais vraiment fait attention à la dépense. Olrän jeta un coup d’œil aux nombreuses robes puis à Ermaelle, avant d'avoir un sourire charmeur :

- Elles risquent de mieux vous aller à vous qu'à ma mère.

Olrän était toujours charmant avec les dames, un parfait gentleman.

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MessageSujet: Re: Le mariage [ft Ermaelle, Ebao, Eleazar et Solveig]   Mer 19 Déc - 22:17

Le voyage avait été éprouvant, c'était un fait. Si le climat s'était montré peu clément, ce n'était pas là le principal problème qu'Ermaëlle avait rencontré durant leur longue chevauchée. Ses jambes la faisaient souffrir, comme à chaque exercice physique prolongé. Si la jeune femme avait appliqué à la lettre la prescription du praticien de Sinòdine, du moins quand cela lui avait été possible, elle savait qu'il faudrait encore un moment avant que le remède ne soit réellement efficace. En attendant, l'ancienne esclave était obligée de faire avec ses douleurs. Mais l'enlumineuse ne prêtait pas réellement attention à ces dernières. Aujourd'hui était un grand jour et rien ne pouvait atténuer sa joie à cet instant ! Plus encore alors qu'ils étaient revenus à la capitale dans les délais, bien que le commencement des réjouissances s'approchait de plus en plus au fil des secondes !

« Ces braves créatures ont bien mérité un peu de repos ! Mais ne nous pourrons pas les imiter avant un moment ! Une grande fête nous attend ! » commenta la jeune femme.

Tandis qu'Ebao s'approchait d'elle, Ermaëlle entreprit de descendre de sa monture. Bien qu'elle eut les deux pieds sur le sol, la jeune femme prit encore appui quelques instants sur l'équidé, le temps de récupérer son bâton de marche. Ce dernier ne fut pas de trop, alors que l'enlumineuse entraînait le cheval à sa suite, afin que ce dernier puisse se reposer. La brave bête l'avait bien mérité ! Après avoir attaché sa monture au piquet indiqué par le chevalier, Ermaëlle flatta l'encolure de l'animal. Quand son ami s'adressa à la servante employée par sa famille, la jeune femme se tourna vers elle, la saluant d'un mouvement de tête.

Quand le chevalier s'éloigna, l'ancienne esclave lui emboîta le pas sans hésiter. Laissant entrer son ami en premier, Ermaëlle ne remarqua la présence d'Olrän que quelques instants plus tard. Le demi-frère de son ami était habillé avec élégance. L'enlumineuse avait fait part de son problème au chevalier, quant à sa tenue. Si l'ancienne esclave avait effectivement une tenue pour le mariage, cette dernière se trouvait chez Ismelle, et en voyant le retard qu'ils avaient prit sur le chemin, Ermaëlle n'avait pas pu s'empêcher de formuler quelques craintes à son ami, quant à son apparence. Si sa tenue de voyage était parfaite pour affronter les rigueurs du climat, elle n'était en aucun cas adéquate pour l'événement qui s'annonçait ! C'était à ce moment que le chevalier lui avait proposé d'emprunter l'une des tenues de sa mère. Si l'idée avait quelque peu dérangé la jeune femme, dans un premier temps, elle avait fini par accepter l'offre, leur chevauchée prenant encore d'avantage de retard...

« Enchantée de faire votre connaissance. » commenta l'ancienne esclave, en inclinant poliment la tête dans la direction d'Olrän.

Quand son guide disparu à l'étage, Ermaëlle ne tarda pas à faire de même. La jeune femme ne pensait pas que la maison de son ami puisse être si grande. Bien sûr, l'endroit n'était pas aussi impressionnant que la demeure des Herzok, mais il l'était sans doute suffisamment pour qu'une personne peu alerte puisse s'y perdre. Finalement, Olrän poussa la porte de l'une des pièces, avant de se faufiler à l'intérieur. L'ancienne esclave le rejoignit aussi rapidement que possible, remarquant immédiatement l'imposante armoire.

« Vous pouvez me tutoyer, cela ne me dérange pas, vous savez. Après tout, votre frère et moi nous permettons bien cette familiarité. » lui fit remarquer Ermaëlle, avec un petit sourire.

L'enlumineuse finit par s'approcher d'avantage de l'armoire, déposant son bâton de marche contre le mur le plus proche. Ôtant ses gants, Ermaëlle frôla avec délicatesse les tissus dans lesquelles étaient taillées les différentes tenues. A Karn, la jeune femme appréciait grandement les étoffes colorées. Si ses tenues étaient sombres, les esclaves ne pouvant pas porter les teintes qu'ils souhaitaient, il arrivait à Dame Nyama de lui prêter quelques accessoires, le temps de quelques heures. La jeune Dame disait toujours que le rouge lui allait à ravir. Et l'ancienne esclave ne pouvait que la croire sur paroles. Toujours est-il qu'Ermaëlle n'avait guère les moyens de se procurer des étoffes chatoyantes. Aussi, le vert était la seule teinte que l'ancienne esclave se permettait de porter, pour oublier un peu ses vêtements sombres.

« … Eh bien, cela faisait longtemps que je n'avais pas vu des étoffes aussi colorées ! » commenta Ermaëlle, en s'arrêtant sur certaines des tenues.

Alors que la jeune femme observait l'une des robes, un autre vêtement attira son attention. Délaissant la tenue précédente, Ermaëlle se saisit délicatement d'une autre robe. Cette dernière était d'un rouge profond, si l'on exceptait les quelques motifs dorés qui ornaient le col, les manches et le  bas du vêtement. Il s'agissait surtout d'arabesques, auxquelles se mêlaient des motifs floraux. Mais ce n'était pas là la caractéristique la plus étonnante concernant l'ouvrage. Les manches étaient démesurées, et frôlaient sans doute le sol si la personne portant le vêtement gardait ses bras le long de son corps. Pas de doute, la robe qu'Ermaëlle avait laissé chez Ismelle, en vue du mariage de cette dernière, faisait pâle figure en comparaison.

« … Puis-je ? » s'enquit l'ancienne esclave, en gardant la robe à la main.

L'ancienne esclave jeta un regard dans la direction d'Olrän, hésitant quant à son choix. Après tout, il y avait bien des vêtements auxquels la mère de son ami devait énormément tenir. Aussi, Ermaëlle comprendrait tout à fait qu'il lui soit impossible de se vêtir de la sorte. D'un autre côté, cela n'aurait rien de gênant. L'armoire regorgeait de trésors. L'enlumineuse était certaine d'y trouver son bonheur, quoiqu'il arrive.

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Solveig Leömir

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MessageSujet: Re: Le mariage [ft Ermaelle, Ebao, Eleazar et Solveig]   Mer 19 Déc - 23:39

Demelza leur avait préparé le repas, et Olrän et Solveig étaient occupés à manger quand ils entendirent le grincement si typique de la porte de leur grange.
La servante stoppa sa vaisselle et leur fit signe de rester assis tandis qu'elle sortait de la pièce, allant quérir l'origine du bruit.

- Il s'agit surement Ebao, soupira Olrän, et Solveig eut un large sourire en entendant cette supposition. Cela aurait vraiment été dommage qu'il rate le mariage d'Ismelle et Farban !
L'adolescent décidait par la suite de laisser son assiette de côté et se leva pour jeter un coup d’œil dans le couloir. Attendant quelques longues minutes, il finit par entendre des bruits de pas et apercevoir la silhouette de son frère aîné. Plissant davantage les yeux, il sentit la surprise le saisir et il fit un pas en arrière, rentrant totalement dans la cuisine et se tournant vers Solveig pour chuchoter :

- Ebao arrive ! Il n'est pas seul ! Il est accompagné... d'une FEMME ?! ... Une rouquine qui plus est ?

- Surement Ermaelle, lui répondit tout simplement la fillette

- N'est-ce pas cette Ermaelle qui t'a donné la lettre ?! Si jamais Ebao te parle de cette missive Solveig, nie tout, nous ne l'avons jamais eu !

La fillette acquiesça d'un air solennel, comprenant parfaitement les raisons d'Olrän et sachant qu'elle ferait mieux de ne pas parler de cette lettre (en espérant qu'Ermaelle n'en avait également pas parlé). Aussi, elle reprit une attitude tout à fait naturelle et cria "BABA C'EST TOI ?" depuis la cuisine tandis qu'Olrän sortait pour accueillir officiellement son frère.

Les deux frères échangèrent quelques mots que la petite fille n'entendit pas mais elle fut ravis de constater que son tuteur entrait dans la pièce. Elle lâcha enfin son assiette et alla le serrer dans ses bras.

- On a cru que tu raterais le mariage tu sais ?


Elle lui déposait un baiser sur la joue tandis que le chevalier lui racontait son voyage. Il avait été question de l'enfant contaminé et c'était à cause de lui qu'Ebao était partit beaucoup plus longtemps que prévu... Le plus important, c'est qu'il allait bien !
Tout était parfait dans le petit monde de Solveig jusqu'à ce que le chevalier demande s'il y avait eu du courrier pour lui pendant son absence. D'un geste vif la fillette alla chercher un petit tas de lettre qu'elle tendit à son tuteur.
Sous le regard attentif de l'enfant, le chevalier observa les différentes missives (et leurs expéditeurs) et sembla soudain très très très déçu... Une énorme pointe de remord dévora la fillette, mais les mots d'Olrän raisonnaient encore dans sa tête. Aussi prise de panique elle serra ses poings et lança un "C'est tout ce qu'il y a !" avant qu'Ebao n'ait le temps de poser une quelconque question et elle fila hors de la cuisine en scandant "Je vais voir qu'elle robe a choisi Ermaelle !!!!".

Elle s'arrêta dans le couloir pour jeter un coup d’œil à son tuteur qui enlevait sa cape de voyage, l'air maussade... Olrän n'avait pas voulu lui dire ce que contenait la lettre, du moins il n'avait pas voulu la lui lire, pretextant que ce qui y était écrit était méchant et que cela ferait du mal à Ebao. D'un commun accord, ils avaient décidé de garder la missive (du moins, Olrän l'avait décidé), mais Solveig se demandait si c'était finalement la meilleurs chose à faire.
Secouant la tête et se remettant les idées en place, la petite fille partit vers la chambre d'Olea où elle était sûre de trouver Ermaelle. En chemin, elle rencontra Olrän qui avait bien évidemment autorisé l'ancienne esclave à choisir la robe qu'elle voulait et qui était sortit pour lui laisser de l'espace.
La fillette se mit au travers du chemin du jeune homme.

- Baba est triste.

- Il le serait encore plus s'il avait lu la lettre Solveig. Nous avons fait ça pour lui, tu comprends ?

-... Moui...


Et se fichant éperdument du concept de vie privée, elle entra dans la chambre d'Olea avec un "Bonjour Ermaelle !" pour aller s'asseoir sur le lit et voir les essayages d'Ermaelle.

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Ebao Kuza
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MessageSujet: Re: Le mariage [ft Ermaelle, Ebao, Eleazar et Solveig]   Mer 19 Déc - 23:39

Ebao entra dans la cuisine avec un large sourire en y découvrant la petite fille attablée qui fonça rapidement dans ses bras. Solveig était tellement adorable, il était impossible pour le chevalier de la voir autrement que comme sa propre fille... Même si ce n'était pas totalement le cas, et que Solveig avait bien une mère.

- Oh ma poucinette tu m'as manqué... Et j'ai également cru arriver en retard, mais c'est à cause de cet enfant que j'ai raccompagné à la frontière... Il était porteur d'une maladie et on m'a gardé en observation à Sinodine.

La petite fille lui déposait un baiser sur la joue, comme pour le réconforter.

- Mais je vais bien, ne t'en fais pas. J'ai reçu du courrier ?


Bon

...

Soyons honnête.

Ebao y avait beaucoup pensé ces derniers jours... Beaucoup TROP pensé.. Il s'était plus ou moins disputé avec Eléazar par courrier, lui reprochant des choses idiotes sur son manque de confiance en l'amour en distance (et s'étant pris quelques râteaux dans les lettres précédentes..)... Bref, la dernière lettre qu'avait envoyé le chevalier était véhémente, et il avait attendu une réponse, jusqu'à son départ pour Sinodine... Il se disait alors qu'El avait prit du temps pour lui répondre, et qu'il avait surement reçu une lettre pendant son absence ! Du moins l'avait-il espéré, car la partie négative de son esprit lui avait rappelé combien Eléazar essayait désespérément de se débarrasser d'une sangsue comme lui... Il y avait beaucoup pensé, passant de l'espoir au désespoir... Le moment de vérité était donc arrivé. Le tas de courrier que lui remis Solveig ne contenait aucune missive du beau gardien et Ebao sentit son cœur manquer un battement...

Eléazar lui en voulait ?

Avait-il été trop loin ?

Était-il trop collant ?

Ebao sentit son moral s’effondrer et il allait demander à Solveig s'il n'y avait pas d'autres lettres quand celle-ci sortit de la cuisine à toute vitesse...
Il n'en revenait pas d'être décidément le pire des crétins... Toute cette correspondance lui avait laissé de faux espoirs et voilà qu'il revenait à la dure réalité. Il n'y aurait jamais rien. Il devait l'accepter. Et ce mariage qui avait longtemps sonné comme l'opportunité de revoir Eléazar semblait maintenant une perspective peu réjouissante à l'idée que le gardien ne veuille même pas lui adresser la parole !

Le chevalier laissait tomber sa cape de voyage sur une chaise et préféra gagner sa chambre et se changer. Il devait penser à Ismelle et Farban, c'était leur jour à eux, ses états d'âmes pourraient attendre...

- Tu as du goût, tu es vraiment très beau comme ça.


Quand Ebao était redescendu dans le salon, avec sa longue tunique de lin teinte en noire et sa cape de cérémonie, Olrän avait jugé bon de complimenter son frère aîné.

- Nous partirons quand Ermaelle sera prête, se contenta de répondre Ebao.

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MessageSujet: Re: Le mariage [ft Ermaelle, Ebao, Eleazar et Solveig]   Jeu 20 Déc - 19:08

Quand Solveig arriva dans la chambre, Ermaëlle s'était déjà glissée derrière le paravent, afin de pouvoir se changer tranquillement. Ôtant sa cape, la jeune femme la plia soigneusement avant de la poser sur le sol. Les autres vêtements de l'ancienne esclave ne tardèrent pas à connaître le même sort. Ensuite, l'enlumineuse se saisit délicatement de la robe, qu'elle avait déposé sur le paravent. Après avoir enfilé le vêtement, Ermaëlle ne put s'empêcher de trouver ce dernier quelque peu lâche. Si la taille était légèrement resserrée, cela n'était pas suffisant pour que le vêtement soit ajusté, et adapté, à la morphologie de l'ancienne esclave.

Songeuse, la jeune femme quitta le paravent, observant à nouveau les différentes étoffes présentent dans l'armoire. La robe étant d'un beau rouge grenat, Ermaëlle recherchait une ceinture plus foncée, tout en restant dans le même type de teinte. Il est vrai que l'ancienne esclave aurait pu également porter un corset. Mais l'enlumineuse n'était pas habituée à un pareil accessoire, et ne voulait pas en faire l'expérience à l'heure actuelle. Une large ceinture, comme celles qu'elle portait régulièrement à Karn, serait suffisante. Au bout de plusieurs minutes, l'enlumineuse finit par mettre la main sur l'étoffe idéale. Il s'agissait d'une pièce de tissu d'un rouge violacé assez sombre.

Délicatement, Ermaëlle noua l'étoffe au niveau de ses hanches, resserrant d'avantage la robe. Ainsi, sa taille était légèrement marquée. Juste assez pour que l'accessoire ne se révèle pas trop gênant si la jeune femme devait rester assise un moment. La jeune femme s'intéressa ensuite à la longueur de sa robe. Ses pieds étaient parfaitement invisibles, fait qui arrangeait l'enlumineuse. Elle n'avait que sa paire de bottes avec elle, et Ermaëlle avait remarqué que les chaussures d'Olea ne seraient pas à sa taille. Mieux valait se contenter de ses chaussures habituelles, afin de ne pas être gênée durant les réjouissances. De plus, ses bottes étaient adaptées ses jambières. C'était un avantage indéniable. Aussi, l'ancienne esclave rechaussa ses bottes. Comme elle l'avait espéré, elles n'étaient pas visibles, masquées par la longueur de son vêtement.

Tout en adressant un petit sourire à l'attention de l'enfant, l'enlumineuse avait entreprit de défaire son habituelle tresse. Ses cheveux ressortirent de l'expérience très légèrement ondulés. S'en retournant auprès de son sac, Ermaëlle en sortit un petit peigne, avant d'aller s'installer sur le tabouret présent non loin de la coiffeuse qui se trouvait dans la pièce. Tout en peignant sa longue chevelure, la remettant ainsi en ordre tout en la débarrassant de la poussière qui s'y était logée, la jeune femme hésitait quant à la coiffure à adopter. A Karn, dans certaines familles, les femmes se devaient de porter les cheveux longs. Dame Nyama qualifiait ce fait de '' couronne naturelle ''.  Plus une personne portait les cheveux longs, déliés, plus son statut pouvait se révéler important. En effet, une chevelure longue et entretenue était un signe de richesse, étant donné qu'un tel apparat pouvait se révéler gênant pour travailler. Toujours est-il qu'Ermaëlle, en tant qu'esclave à talent, avait eu le droit à ce petit privilège, bien qu'à Karn, sa chevelure était toujours bien moins longue qu'à l'heure actuelle.

Posant son peigne sur la coiffeuse, l'enlumineuse passa ses mains dans sa chevelure, tentant de lui donner un peu de volume. Finalement, une coiffure ne serait sans doute pas nécessaire... Après tout, aujourd'hui était un grand jour ! Ermaëlle pouvait bien se permettre de laisser ses cheveux libres, elle qui les emprisonnait toujours ! L'idée était assez plaisante, tout en lui permettant de gagner un peu de temps. Il ne fallait rater le début des réjouissances sans aucun prétexte ! Se levant du tabouret, l'enlumineuse se tourna à nouveau dans la direction de Solveig.

« Penses-tu qu'il serait judicieux que je laisse mes cheveux de la sorte ? Je peux toujours les attacher, d'un autre côté. Ermaëlle marqua une pause, avant de se diriger à nouveau vers l'armoire. Mais je ne peux pas y aller la tête nue pour autant... As-tu une idée à ce propos ? J'aimerai tout de même éviter les coiffes trop encombrantes. L'enlumineuse se tut à nouveau, observant avec attention le contenu du meuble. Cela faisait longtemps que je n'ai pas vu une armoire aussi garnie ! »

Cela n'arrangeait pas la situation. Ermaëlle n'avait pas réellement le temps de chercher une quelconque parure dans toutes les affaires dont disposait la mère de son ami ! Il allait falloir faire vite ! S'ils avaient encore un peu de temps devant eux, il ne fallait pas abuser de la situation pour autant ! Fouillant à nouveau dans le contenu de l'armoire, l'ancienne esclave finit par penser qu'elle serait peut-être dans l'obligation d'abandonner son projet. D'un autre côté, il ne s'agissait que d'une breloque, d'un luxe inutile. S'il fallait quitter les lieux dès à présent, l'enlumineuse n'y verrait aucun inconvénient, même s'il était préférable qu'elle trouve de quoi agrémenter sa chevelure.

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MessageSujet: Re: Le mariage [ft Ermaelle, Ebao, Eleazar et Solveig]   Jeu 20 Déc - 22:04

Solveig était restée assise sur le grand lit en attendant que Ermaelle finisse de se changer. Quand celle-ci eut enfin terminé et sortit vêtue d'une magnifique robe rouge, un sourire s'étala sur le visage de la fillette qui lançait alors :

- Tu es trop belle !

Solveig n'avait pas encore eu le temps d'écrire la lettre d'invitation à venir prendre le thé au prétendant d'Ermaelle, mais elle comptait bien profiter de ce mariage pour en apprendre plus sur la jeune femme et parvenir à lui parler d'avantage de l'homme le plus noble d'Hetenlaud (rien que ça).
Se dressant sur ses jambes, elle alla vers l'armoire quand Ermaelle sembla chercher quelque chose pour ses cheveux... Si les futurs monsieur et madame Arkam avaient souhaité célébrer leurs noces en été, la petite fille serait surement partie en courant à l'extérieur pour cueillir toutes les fleurs sauvages possible et les disposer dans une jolie natte... Mais elle allait devoir trouver autre chose.
Se penchant dans l'armoire d'Oléa, qui en effet était bien garnie, elle fouilla quelques secondes avant de sortir une couronne de fleurs en tissus... Elle observa l'objet avec un sourire satisfait.

- Et encore, tu devrais voir les trois armoires à Sinodine ! Mamie Olea aime les beaux vêtements, Baba et Olrän aussi, mais ils ne s'en vantent pas vraiment. Elle épousseta les fleurs et tenta de leur redonner un peu de volume. Essaie ça, je pense que cela t'ira bien.

Puis elle entendit la voix d'Ebao venue du rez-de-chaussé. Il est vrai que l'heure tournait et que la cérémonie n'allait certainement pas tarder à commencer ! Attendant qu'Ermaelle ait fait le choix ou non de prendre la couronne, Solveig lui attrapa le bras et l'entraina avec elle en dévalant les deux grands escaliers de la maison. Ebao et Olrän, tous les deux vêtus de chics tuniques et de belles capes, les attendaient dans le salon.
Mais Solveig s'en fichait un peu, un énorme chat venait de lui courir dans les jambes et réclamait de l'attention. Évidemment la fillette le prit dans ses bras :

- J'emmène Prince Boubouille ! dit-elle alors à l'attention d'Ebao

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Ebao Kuza
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MessageSujet: Re: Le mariage [ft Ermaelle, Ebao, Eleazar et Solveig]   Jeu 20 Déc - 22:04

- Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, commenta alors Ebao.

Les deux frères avaient attendu de longues minutes et constatant que ni Solveig, ni Ermaelle ne redescendaient le chevalier avait préféré les appeler.
Elles étaient finalement arrivée et Olrän (qui était plus doué pour les compliments qu'Ebao) avait déclaré "Vous êtes tout à fait ravissante Ermaelle, cette couleur vous va à merveille" quand il avait vu l'ancienne esclave. Ebao s'était contenté d'acquiescer, évitant ainsi tout faux pas dont il avait l'habitude avec la gente féminine, il ne voulait vraiment pas qu'Ermaelle se fasse une mauvaise idée de lui.
Il était sur le départ quand Solveig avait soudain décrété qu'elle emmènerait le gros chat de la famille avec eux... Mais Ebao doutait réellement que ce soit une bonne idée...
Voyant que la fillette ne lâchait pas l'animal malgré son commentaire, il jugea bon d'ajouter.

- Laisse le ici Solveig, il y aura trop de monde ça va le rendre nerveux. Et imagine que quelqu'un marche dessus par erreur, ou que le Laüd du frère d'Ismelle le dévore ?

La gamine se dépêcha de reposer l'animal soudain convaincu (du moins pour le moment) et Ebao se pencha pour l'aider à épousseter les poils que le gros chat avait laissé sur sa robe.
Décrétant qu'il était enfin temps d'y aller, Ebao sortit de la maison en étant sûr et certain que Solveig reviendrait discrètement récupérer Boubouille plus tard pendant la cérémonie, le temps qu'elle évalue le risque que pouvait représenter la fête pour son animal de compagnie. Tendant poliment son bras à Ermaelle, il prit la route de la chapelle du culte Vaïudien... Evidemment, il devrait éviter de faire la moindre remarque d'ordre religieuse, mais il pouvait bien s'en autoriser une pour la fin :

- Il n'y a vraiment qu'Hentenlaüd pour penser que le monde a été créé par un Laüd...

- Ebao... soupira Olrän

- Oh c'est bon, Ermaelle vient du nord, elle est aussi païenne que nous. Et puis, je ne critiquerai pas une fois arrivé, laisse moi juste cette dernière remarque.

L'adolescent eut un petit rire et haussa les épaules, acceptant que cette remarque soit là seule qui serait faite de la soirée.
La chapelle n'était pas bien loin de la demeure des Kuza, et rapidement, Ebao vit sa pupille bondir en désignant la foule qui attendait amassée devant les portes.

Le chevalier chercha alors des visages connus et il en trouva quelques uns... La famille de Farban, des collègues Chevalier, Sir Elban et Eléazar (quand vous dépassez tout le monde d'une tête difficile de passer inaperçu). Pourtant Ebao décida de faire comme s'il n'avait pas vu ce dernier et préféra se concentrer sur Ismelle qui était à son bras et qui semblait être tout juste arrivée.

- Nous sommes en retard ! Nous avons raté l'arrivée de la mariée ! se plaignit Olrän

C'était vrai, mais au moins ils n'étaient pas encore entrés dans la chapelle. Ebao s'approcha de la foule avec un large sourire, veillant à ne pas aller trop vite pour Ermaelle qui marchait à ses côtés et veillant à ce que Solveig ne parte pas tout de suite explorer les alentours. Il se dirigeait vers les mariés et pu enfin voir Farban qui irradiait littéralement.

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Ermaëlle Fyrnam
La Renarde Érudite

La Renarde Érudite
Ermaëlle Fyrnam

 Argent Argent : 140
Force Force : 30
Agilité Agilité : 40
Lieu de résidence : Hantonael.
Métier / rôle / rang : Enlumineuse / Ecrivain public.

MessageSujet: Re: Le mariage [ft Ermaelle, Ebao, Eleazar et Solveig]   Sam 22 Déc - 23:02

Ermaëlle se saisit délicatement de la couronne de fleurs de tissu, remerciant Solveig pour cette idée. Puis, la jeune femme se dirigea à nouveau vers le miroir, glissant la couronne dans sa longue chevelure. L'ancienne esclave devait avouer que le résultat était des plus satisfaisant. C'est alors que la petite lui attrapa la main, l'entraînant à sa suite. L'enlumineuse eut à peine le temps de se saisir du bas de ses manches, afin que ces dernières ne gênent pas ses pas. En bas des escaliers, Solveig lui lâcha la main, allant attraper un chat pour le moins bien portant. Ermaëlle esquissa un sourire en voyant l'enfant prendre l'animal dans ses bras.

En entendant le compliment du frère de son ami, la jeune femme tourna la tête dans sa direction. Avec grâce, Ermaëlle s'inclina, exécutant l'une de ces révérences qui lui avait valu tant de coup, dans sa jeunesse. L'ancienne esclave finit par se redresser, jetant un nouveau regard dans la direction de Solveig. Ebao avait raison. Un tel événement n'était pas adapté pour le félin. Mieux valait qu'il reste ici, au chaud et au calme. Pour ce qui était de Zelfyne, l'enlumineuse doutait qu'elle s'intéresse au chat. Mais il ne s'agissait sans doute que d'un avertissement qu'Ebao donnait à sa pupille pour la faire abandonner son idée.

Toujours est-il que la petite accepta de relâcher le félin. Il fut ensuite temps de se rendre à la cérémonie. Quand Ebao lui offrit son bras, Ermaëlle n'hésita pas à glisser sa main dans le creux de son coude. Alors qu'ils marchaient, le chevalier ne put s'empêcher de faire une remarque au sujet des croyances de ses amis. L'ancienne esclave devait avouer qu'elle partageait le point de vue de son ami. Mais ce n'était pas pour autant qu'elle était une païenne. Si Maître Dyarm laissait ses élèves pratiquer leur religion comme bon leur semblait, les Dieux de l'Empire étant des plus divers, Ermaëlle n'avait jamais ressentit un tel besoin. Comment pouvait-elle croire en des Dieux, selon certains tous puissants, qui n'étaient même pas capable de protéger leurs créations ? S'ils n'en étaient pas capables, c'était que leurs pouvoirs n'étaient pas aussi importants que certains pouvaient le croire...

Bientôt, la chapelle fut en vue. Une foule s'était amassée devant la bâtisse. De là où se trouvaient les jeunes gens, un brouhaha se faisait entendre, mêlant à la fois rires et discussions. Il fut bientôt possible à Ermaëlle de remarquer quelques personnes connues. L'ancienne esclave salua d'un signe de la main les amies d'Ismelle, qu'elle avait eu l'occasion de côtoyer lors des préparatifs. Quant à la mariée, elle n'était pas très loin d'elles, au bras de son frère cadet. Ce dernier s'était baissé quelque peu, afin de chuchoter quelques mots à l'oreille de son aînée. Il devait s'agir d'une plaisanterie, car Ismelle s'esclaffa par la suite. Ermaëlle esquissa un sourire à la vue de cette scène. Son amie n'avait peut-être pas toute sa parentèle avec elle, mais Éléazar serait à ses côtés quoi qu'il puisse se produire.

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Merci à notre chère fonda pour cette magnifique image et pour cet avatar. ^^

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Éléazar Wilrem

Éléazar Wilrem

 Argent Argent : 105
Force Force : 30
Agilité Agilité : 20
Lieu de résidence : Panlaüd
Métier / rôle / rang : Gardien ( Forgeron à ses heures perdues. )

Fiche Laüd (Gardien uniquement)
Nom: Zelfyne
Sexe : Femelle
Description:

MessageSujet: Re: Le mariage [ft Ermaelle, Ebao, Eleazar et Solveig]   Sam 22 Déc - 23:05

Éléazar avait quitté le Panlaüd à l'aube, afin d'assister à ces réjouissances qui lui tenaient tant à cœur. Zelfyne et lui avaient atteint la capitale dans la mâtinée. Par la suite, l'Ar avait rejoint sa sœur aînée. Leur famille n'ayant pas fait le déplacement, Ismelle s'était entourée de quelques amies, afin de pouvoir se préparer pour ce grand jour. Bien sûr, le jeune homme n'avait pas eu droit de participer aux préparatifs de la gente féminine. Après avoir fait part de sa présence à Ismelle, l'Ar avait à nouveau montré l'épée prévue pour Farban. Ensuite, Éléazar avait patienté entre à l'extérieur du foyer de son aînée, afin de tenir compagnie à Zelfyne, et le rez-de-chaussée de la demeure. Puis, le temps de se préparer était venu pour lui.

Afin de ne pas froisser ou abîmer sa tenue, Éléazar ne l'avait enfilée qu'au dernier moment, gardant ses vêtements habituels alors que sa sœur se préparait. Alors que les préparatifs s'achevaient, le jeune homme s'était donc changé, revêtant une longue tunique d'un bleu profond, presque aussi sombre que la toison nocturne. La seule touche plus claire, une fine bande de fil argenté, se trouvaient sur le col et le bas du vêtement. Les autres parties de sa tenue restaient dans des tons assez sombres, du noir en majorité. Une fois vêtu, l'Ar récupéra sa ceinture, la nouant autour de sa taille. Vinrent ensuite les fourreaux, ainsi que les lames du jeune homme. Le plus complexe pour le forgeron fut de s'occuper de sa chevelure. Si Éléazar avait les cheveux assez courts, il n'en restait pas moins qu'il devait les attacher, afin de ne pas être gêné dans ses activités quotidienne. Après plusieurs minutes de réflexion, le jeune homme avait décidé de les attacher au niveau de sa nuque. Puis, il s'était saisit de sa cape noire, avant de quitter la pièce qu'on lui avait assigné.

« Puis-je entrer ? s'enquit Éléazar en frappant à la porte de la chambre de sa sœur.
- Entre, je t'en prie ! » lança la voix de son aînée, de l'autre côté de l'huis.

Le jeune homme posa sa main sur la poignée, l'actionnant. Dans la pièce, il y avait trois autres jeunes femmes, en plus d'Ismelle. Celles-ci s'étaient assises sur le lit, leur tâche achevée. En voyant l'Ar, les trois amies quittèrent la pièce, refermant la porte derrière elles, laissant la future mariée en compagnie de son frère cadet. Éléazar resta silencieux un moment, observant sa sœur aînée. Cette dernière regardait son reflet dans un miroir à pied. La jeune femme était vêtue d'une longue robe d'un beau gris perle, et d'un corset noir. Des liserés d'argent ornaient le bas de ses manches, le centre, le col de la robe, et son bas. Une fine ceinture de tissu argenté se trouvait sur le corset, rappelant ainsi la couleur générale de la tenue.

Alors qu'Éléazar observait son aînée, cette dernière se retourna. Sans un mot, la jeune femme se rapprocha de son cadet, avant de venir chercher refuge dans ses bras. Surpris, l'Ar finit cependant par rendre son étreinte à son aînée. Les deux jeunes gens restèrent un moment ainsi, sans prononcer le moindre mot. Les seuls sons audibles étaient les rires et les éclats de voix des trois amies de la jeune femme, qui se trouvaient au rez-de-chaussée. Au bout d'un long moment, Ismelle finit par s'écarter. Jouant avec le tissu de sa robe, la future mariée semblait songeuse, pour ne pas dire préoccupée. Le forgeron n'eut cependant pas le temps de poursuivre ses pensées. Son aînée lui fit part de ses pensées.

« … Tu penses qu'elle serait heureuse de me voir ainsi ?
- Qui ?
- Mère... Tu penses qu'elle serait heureuse pour moi ? Comment penses-tu qu'elle me trouverait, à cet instant ? s'enquit Ismelle, d'une petite voix.
- Mère disait toujours que tu étais magnifique. Aujourd'hui, elle te trouverait sans doute éblouissante. » répondit l'Ar, avec un sourire.

Les mots du forgeron semblèrent trouver écho auprès de la jeune femme. Un grand sourire naquit sur ses lèvres, tandis que ses joues retrouvaient leur couleur habituelle. La mère des deux jeunes gens avaient toujours porté plus d'attention à sa fille aînée. Éléazar partit, Garmien avait prit leur petit frère sous son aile, tandis que leur mère avait porté une grande partie de ses espoirs sur sa fille aînée. Si elle avait tenté d'en faire une noble Dame, Ismelle avait toujours préféré quitter leur foyer dès qu'elle en avait eu l'occasion, bien que portant la plus profonde des affections à leur mère. C'était ainsi qu'elle avait rencontré Farban, alors en compagnie d'Ebao. Et depuis, Farban et Ismelle ne s'étaient plus quittés.

« … Si tu hésites à te marier, je peux encore t'emmener loin d'ici, tu sais. Zelfyne est prête à partir ! ironisa Éléazar.
- Que ferais-je sans toi, petit frère ? commenta Ismelle, avec un petit rire. Mais non, je me dois de décliner ton offre. Mais... Je la garde à l'esprit ! »

Les deux jeunes gens éclatèrent de rire. Éléazar savait bien qu'Ismelle ne quitterait Farban pour rien au monde. A vrai dire, le jeune homme n'était même pas inquiet. Si son rôle de membre de la famille de la mariée lui offrait le droit de remettre son beau-frère à sa place, l'Ar ne pensait pas avoir besoin d'en user. Ismelle pourrait très bien le faire par elle-même, le forgeron ne le savait que trop bien ! Cessant de rire, la future mariée se dirigea vers une boîte, qui reposait sur sa table de chevet. Intrigué, son frère se rapprocha, regardant par-dessus son épaule ce qu'elle était en train de faire. La jeune femme se retourna alors, tenant une coiffe entre ses mains. Il s'agissait d'un diadème gris perle, retenant un petit filet de fil argenté.

« J'aurai besoin d'un peu d'aide, petit frère. avoua la jeune femme.
- Ainsi, tes amies ont réussi à dompter ta chevelure ? ironisa son cadet.
- Oui, il ne me reste plus qu'à la mettre en cage ! » ajouta Ismelle, sur le même ton.

Avec un nouveau rire, le forgeron prit délicatement la coiffe, tandis que sa sœur s'installait sur un tabouret qui  se trouvait non loin du miroir. Il fallut quelques minutes au jeune homme pour placer le filet sur le chignon que portait son aînée. Une fois cela fait, la pose du diadème en lui-même fut bien plus simple. Tandis qu'Ismelle s'assurait que tout était en ordre, Éléazar quitta la pièce, pour n'y revenir que quelques instants plus tard, les mains derrière le dos. En le voyant ainsi, son aînée ne put s'empêcher de lui jeter un regard interrogateur.

« Ferme les yeux. se contenta de dire l'Ar, sans se départir de son sourire.
- J'espère que ce n'est pas l'une de tes farces... commenta la jeune femme, méfiante.
- Promis, rien de mauvais n'arrivera aujourd'hui ! » assura son frère, sur un ton sincère.

Quoique toujours méfiante, Ismelle consentit tout de même à suivre la directive de son frère.  Après s'être assurée que son aînée avait bien les yeux clos, Éléazar cessa de cacher ses mains derrière son dos, révélant ainsi ce qu'il tenait. Il s'agissait d'un pendentif argenté, représentant deux Laüds affrontés. Entre eux se trouvait un cristal de roche brut légèrement bleuté. C'était là la seule chose que l'Ar avait du acheter, ne possédant pas ce type de matériau dans sa réserve. Le forgeron observa une dernière fois sa création, avant de se glisser dans le dos de sa sœur. Il ne lui fallut que quelques instants pour attacher le collier autour du cou de sa nouvelle propriétaire.

« Tu peux ouvrir les yeux ! s'exclama Éléazar, en se reculant d'un pas.
- J'espère vraiment que ce n'était pas une bla... » maugréa la jeune femme.

En se rendant compte de la présence du pendentif, Ismelle se rapprocha d'avantage du miroir. Après quelques instants de silence, la jeune femme se tourna vers son frère. Légèrement tendu, ce dernier attendait sa réaction. Il avait fallut de nombreux jours de travail au jeune homme pour en arriver à un tel résultat. La pièce était bien plus petite que ses autres projets. Si le résultat était des plus satisfaisant à ses yeux, il espérait que l'objet trouverait grâce aux yeux de son aînée. Après tout, il lui avait fabriqué spécialement pour elle...

« … Éléazar... murmura Ismelle.
- … Il te plaît ? s'enquit le jeune homme.
- Il est magnifique ! commença la jeune femme, le plus sincèrement du monde. Je vais faire des jalouses ! » termina-t-elle, sur un ton amusé.

Les deux jeunes gens avaient échangé une nouvelle étreinte. Puis vint l'heure de quitter les lieux. C'est enveloppés dans de longues capes que le petit groupe se rendit à la chapelle, suivit de près par Zelfyne. En tant que seul membre de la famille de la mariée, Éléazar avait la lourde tâche de l'escorter jusqu'à la chapelle et jusqu'à son futur époux. Aussi, il avançait d'un pas tranquille, son aînée au bras. Sur leur chemin, certains badauds s'arrêtaient, observant ce curieux cortège. Zelfyne n'était pas habituée aux réjouissances humaines. Mais elle devait avouer que tout cela était bien intriguant. Elle en aurait sans doute quelques petites choses à raconter quand elle serait de route au Panlaüd !

Bientôt, la chapelle fut en vue. De nombreuses personnes patientaient déjà devait l'édifice. Il y avait là des chevaliers, des amis de la famille, mais surtout l'immense parentèle de Farban ! Il semblait à  Éléazar que les nombreux cousins du jeune homme avaient tous fait le déplacement pour l’événement ! C'est alors que des cris de joie s'élevèrent. Un invité avait sans doute repéré Zelfyne, puis le groupe qui se trouvait avec elle. Le mariage venait officiellement de commencer ! Bientôt, le petit groupe se mêla aux autres personnes déjà présentes, tandis que Zelfyne se tenait respectueusement à l'écart, tout en prêtant la plus grande des attentions à ces Humains, dont elle ne comprenait pourtant pas la langue.

« Ah, vous voilà ! s'exclama une jeune femme, au teint olivâtre. Farban commençait à se demander si sa femme n'avait pas décidé de fuir la ville ! »

Éléazar reconnut au premier regard Aelyss, la seule sœur de Farban. Il s'agissait d'une petite jeune femme, qui devait avoir son âge. Avec son teint olivâtre, ses yeux et sa chevelure sombres, il n'était pas difficile de savoir qu'elle descendait d'un habitant de l'Archipel. Vêtue d'une longue robe d'un vert soutenu, elle se tenait non loin du futur marié. Ce dernier était en réalité entouré de toute sa fratrie, leurs parents se trouvant un peu plus loin, discutant avec d'autres personnes. L'Ar n'eut aucun mal à reconnaître Erias, l'aîné de tous, ainsi qu'Akel, l'autre frère de son futur beau-frère. Il les salua de sa main libre, avant de reporter son regard sur Farban.

« Puis-je vois ma future femme ? s'enquit ce dernier, souriant.
- Après la cérémonie ! s'exclama Éléazar, en riant. C'est toujours une Wilrem, que je sache ! Tu tâteras de mon épée si tu oses l'approcher ! »

Pour appuyer sa menace, qui n'était que rituelle, Éléazar posa sa main libre sur le pommeau de l'épée qui se trouvait de ce même côté. L'Ar savait qu'il n'aurait pas à s'en prendre à son beau-frère. Farban s'était toujours montré respectueux et galant envers son aînée. Toujours est-il que le chevalier recula d'un pas, respectant ainsi les convenances, sans perdre son sourire pour autant. Il savait qu'il retrouverait sa promise d'ici quelques instants. Ce n'était plus qu'une question de minutes !

C'est alors qu'un autre groupe rejoignit les invités. Éléazar ne tarda pas à y remarquer Ebao, accompagné de son frère, d'Ermaëlle ainsi que d'une enfant. Il s'agissait sans doute de Solveig, la pupille du chevalier. Toujours est-il que ce dernier se rapprocha de Farban, la jeune femme à la chevelure rousse à son bras. A cette vue, l'Ar ne put s'empêcher de secouer légèrement la tête. Se remettant quelque peu de son trouble, le forgeron baissa la tête, rapprochant ses lèvres de l'oreille de sa sœur.

« Je ne pensais pas qu'Ebao et Ermaëlle pouvaient former un si joli couple. avoua l'Ar, visiblement surpris.
- Allons, ne dis pas de bêtises,  Éléazar. » commenta Ismelle, en s'esclaffant.

La future mariée ne croyait pas un seul instant que son amie puisse être tombée sous le charme du chevalier, encore moins avec ce qu'Ebao pensait de son cher frère. Toujours est-il qu'Ismelle l'aurait remarqué à coup sûr, si Ermaëlle avait porté son intérêt sur leur ami commun ! Et elle n'aurait pas prit la peine de lui trouver un cavalier. Un autre chevalier, son amie ne pouvait pas rêver mieux ! Mais chaque chose en son temps, la jeune femme aurait tout le temps de les présenter après la cérémonie ! Elle espérait juste que le collègue de son époux serait à la hauteur et ne ferait pas preuve de maladresse ! Ermaëlle serait sans doute peu à l'aise dans cette situation, mieux valait éviter d'y ajouter d'autres déconvenues !


En voyant Ebao s'approcher de lui, Farban fit quelques pas pour l’accueillir. Son ami était dans les temps ! Cette mission l'avait tenu éloigné de la capitale bien trop longtemps ! Le couple avait même cru qu'il ne reviendrait jamais à temps pour la cérémonie ! Aussi, le chevalier était rassuré de le voir. Quand son ami fut à proximité, Farban lui attrapa le bras libre, le saluant comme ils en avaient l'habitude. Affichant sans doute l'un des plus beaux sourires de toute son existence,  le jeune homme salua Ermaëlle ainsi qu'Olrän d'un signe de sa main libre.

« Heureux de voir que vous êtes revenus dans les temps ! Vous n'avez rien raté ! Éléazar m'a juste menacé, mais rien qui ne sorte de l'ordinaire ! ironisa Farban.
- Et je recommencerai volontiers, fais-moi confiance ! » répliqua l'Ar, avec un rire.

Que la famille de la mariée défende cette dernière n'avait rien d'étonnant. Ismelle aurait sans doute participé à l'échange si elle n'était pas en train de rire aux éclats. Cette parodie de duel ne donnerait lieu à aucune effusion de sang. Il ne s'agissait que d'une coutume comme une autre, que les couples choisissaient ou non de suivre. A une autre époque, ces menaces étaient sans doute d'avantage prises au sérieux. Mais ici, il ne s'agissait que d'un amusement, des paroles qui indiquaient à tous les badauds qu'un couple était sur le point de se marier. Et Éléazar devait avouer que jouer le rôle du protecteur l'amusait énormément. Plus encore dans le cas présent. Sur le moment, le jeune homme oublia totalement que son père aurait du être à sa place. L'Ar avait l'esprit bien trop occupé aux réjouissances pour penser à cet homme. Et c'était sans doute mieux ainsi. Il ne fallait pas que sa présence ternisse la cérémonie, et la fête qui s'en suivrait !
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Solveig Leömir

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Rp - Le mariage

MessageSujet: Re: Le mariage [ft Ermaelle, Ebao, Eleazar et Solveig]   Mar 25 Déc - 19:10

Ismelle était tellement belle ! Mais tellement moins belle que l'incroyable Laüd qui était un peu à l'écart du groupe qui attendait devant la Chapelle. Sans demander son reste, Solveig faussa compagnie à Ebao et Ermaelle, suivit d'Olrän qui avait un air sérieux et une idée derrière la tête.
Les deux jeunes gens s'approchèrent d'Eleazar et Ismelle, l'une pour demander l'autorisation d'approcher le grandiose animal un peu plus loin, l'autre pour évider que tout incident conduisant à un Ebao en miette ne se produise.

- Ismelle, tu es la plus belle des mariées ! Farban doit d'ailleurs penser la même chose.

Une légère révérence polie, parce qu'Olrän Kuza savait bien se tenir et qu'il avait appris les bonnes manières. Il appuya légèrement sur la tête de Solveig qui s'empressa de faire la même révérence avant de totalement snober Ismelle et demander.

- Est-ce que je peux aller voir le Laüd là-bas ?

- Solveig...


La gamine sursauta à la remontrance d'Olrän et fit une moue agacée avant de répondre d'un ton mécanique et empressé.

- Bonjour. Tu es très belle Ismelle. Bonjour monsieur, est-ce que je peux aller voir votre Laüd ?

Oui oui c'est ça, quel beau Laüd, Olrän s'en fichait pas mal de l'oiseau géant. Passant sur le côté, il glissa un discret :

- En parlant de belles personnes, ne trouvez vous pas qu'Ebao et Ermaelle forment un adorables duos ?

Il avait l'impression d'être une grand-mère commentant un couple lors des festivités mondaines. Mais il fallait bien qu'Eléazar laisse de l'espace à son frère, afin que celui-ci ne s'imagine pas à nouveau n'importe quoi... Mais c'était sans compter sur Ebao qui s'était tourné vers eux et avait rapidement enlevé son bras si galamment prêté à Ermaelle. Quel crétin ! S'il pensait que ça ne se voyait pas d'ici qu'il en pinçait pour le gardien, c'était se mettre le doigt dans l’œil.

Olrän leva les yeux au ciel et préféra partir de son côté, Farban avait de jolies cousines à qui faire du charme et qui étaient bien plus intéressantes que le futur râteau qu'allait se prendre Ebao pour le moment.
Solveig quant à elle, restait les yeux levés vers Eléazar (la tête aussi vu la taille de l'homme) et attendait sa réponse avec un air décidé. Mais comme elle n'était pas sûre d'avoir été entendu, et qu'Ebao s'approchait en absorbant toute l'attention avec ses remarques, elle tira sur la cape d'Eléazar. La politesse c'était pour les faibles de toute façon.

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Dernière édition par Solveig Leömir le Mar 25 Déc - 19:28, édité 2 fois
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Ebao Kuza
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MessageSujet: Re: Le mariage [ft Ermaelle, Ebao, Eleazar et Solveig]   Mar 25 Déc - 19:12

A la vue de son frère d'arme, Farban tendit son bras et Ebao le saisit de sa main libre dans leur traditionnel salut. C'est ce moment que choisirent Olrän et Solveig pour s'éloigner du jeune homme et vaquer à leurs propres occupations. Le marié semblait soulagé d'enfin voir enfin son ami arriver, ce qui pouvait s'expliquer étant donné qu'il était encore en quarantaine quelques jours avant les festivités.

- Farban ! Tu irradies ! C'est ton jour mon ami ! J'ai tout fais pour sortir le plus tôt, Ermaelle et moi avons fais aussi vite que possible pour venir, mais même là, c'était juste.

Et Farban jugea bon de parler à Eléazar.

Comment voulez vous l'ignorer quand même votre meilleur ami fait tout pour l'inclure dans la conversation ? De toute manière incapable de résister plus longtemps, Ebao tourna la tête vers le frère d'Ismelle et croisa ses insupportables yeux verts qui lui faisaient faire n'importe quoi...
Eléazar s'était bien habillé pour l’occasion, sous sa cape on pouvait remarquer qu'il était vêtu d'une tunique d'un bleu sombre qui lui allait comme un gant et qui faisait encore plus ressortir cet impossible regard. Le chevalier se fit la remarque que le gardien aurait de toute manière pu être beau dans n'importe quel accoutrement.
Mais ce n'est pas la seule remarque qu'il se fit.
En effet, il devint soudain très conscient du fait qu'Ermaelle tenait toujours son bras ! Même s'il s'agissait là d'une politesse élémentaire envers une dame, qui plus est une amie, le chevalier se sentit comme obligé de dégager son bras.
Il n'avait pas envie qu'Eléazar se fasse de fausses idées... Après tout, il avait semblé assez proche d'Ermaelle la dernière fois. Une fois le bras dégagé il lança un regard hésitant au gardien et préféra tourner son attention vers la mariée.

Comme il était plus facile de s'adresser à Ismelle qu'à son frère, Ebao déglutit et se contenta de répéter ce qu'avait dit son petit frère au sujet d'Ermaelle plus tôt : comme s'il était capable de faire un commentaire décent par lui même....

- Tu es tout à fait ravissante Ismelle, cette couleur te va à merveille

Il n'était pas vraiment habitué à lui faire des compliments d'ordre esthétiques. De plus, à ses yeux, c'était juste Ismelle en robe recouverte d'une cape d'hiver... Mais  Ismelle devrait se contenter de cela. Elle pouvait d'ailleurs s'estimer heureuse d'ailleurs qu'il ne lui ait pas plutôt sortit un :

- Tu sais bien t'habiller finalement.

Ah. Il avait pensé à voix haute... Mais déjà, cela sonnait plus comme Ebao et il agrémenta cette remarque d'un sourire complice. Ismelle était son amie d'enfance, elle lui avait fait mangé des vers de terre et avait participé aux batailles avec les autres gamins du voisinage.
En bon ami d'enfance qu'il était il écarta ses bras et se rapprocha d'elle pour la serrer contre lui et lui chuchoter un :

- Farban est chanceux.

Et il s'écarta avec un nouveau sourire narquois.

- En espérant que vos enfants lui ressemblent à lui quand même.

Son regard dévia vers Eléazar et il se dit qu'ils y avaient quand mêmes de bons gènes du côté d'Ismelle aussi. Mais hors de question de l'avouer...
C'est alors qu'il vit une partie de la cape d'Eléazar être tirée vers le bas et qu'il s'écarta du duo pour attraper sa pupille et la soulever du sol tandis que celle-ci se débattait.

- Je ne veux rien entendre, tu attendras la fin de la cérémonie pour aller coller ce Laüd !... Excuse moi Eléazar, je l'ai quitté des yeux quelques minutes.


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MessageSujet: Re: Le mariage [ft Ermaelle, Ebao, Eleazar et Solveig]   Mer 26 Déc - 22:53

A Karn, Ermaëlle avait eu l'occasion de participer à plusieurs mariages. Ces réjouissances n'étaient pas qu'un moyen de réunir des familles, mais également d'exposer sa propre richesse, de montrer que les autres enfants de la fratrie du marié, ou de la mariée, étaient également des bons partis. Les esclaves étaient présents lors de la fête, pour servir les invités, ou tout simplement pour être montrés aux autres familles. Pour ce qui était de ce dernier cas, il s'agissait surtout du sort des esclaves à talent. Plus une maisonnée disposait d'esclaves, plus elle pouvait être vue comme riche. Mais cette vérité cachait une myriade de situations différentes. Former certaines possessions pouvait prendre un certain temps, et des sommes considérables. Aussi, si certaines familles disposaient de moins de personnel, leur richesse pouvait tout de même se révéler plus importante que celles de d'autres lignages, car leurs possessions étaient mieux formées et possédaient des talents particuliers. Toujours est-il que les mariages de la noblesse de Karn ne ressemblaient en rien à celui qui se déroulait en ce moment sous les yeux de l'ancienne esclave. L'ambiance y était totalement différente, bien plus chaleureuse et conviviale !

En entendant les mots de Farban, et la remarque d'Éléazar à leur propos, la jeune femme se contenta d'esquisser un sourire. Quand l'enlumineuse avait appris qu'Ismelle allait épouser Farban, son amie s'était fait un devoir de répondre à toutes ses questions au sujet des mariages à Hetenlaüd. Plus encore dans ce cas précis, où le couple vouait un culte, certes assez discret, à Vaïud. A Karn, la religion païenne était très présente, pour ne pas dire omniprésente. Aussi, en plus des préparatifs qu'Ermaëlle avait dû mener à bien, la jeune femme avait également pris des cours particuliers au sujet des coutumes Hetenlaüdors. Si l'enlumineuse n'avait que très peu d'attrait pour la religion, elle voulait à tout prix éviter les faux pas pendant le mariage de ses amis. Ce jour devait être inoubliable, mais pas à cause de ses potentielles erreurs.

Quand Ebao dégagea son bras, Ermaëlle ne put s'empêcher d'être surprise. Tout à coup, le comportement du chevalier s'était fait étrange, pour ne pas dire distant. Pourtant, la jeune femme ne pensait pas avoir fait d'erreur... Pendant plusieurs instants, l'enlumineuse tâcha de comprendre la raison du comportement de son ami. Mais aucune des hypothèses qu'Ermaëlle formula mentalement ne semblait être convenable. Aussi, la jeune femme les chassa de ses pensées, préférant se rapprocher d'Ismelle et de son frère. Tandis que son amie échangeait quelques mots avec Ebao, l'ancienne esclave en profita pour saluer l'Ar.

« Bien le bonjour, Éléazar ! Heureuse de te revoir ! »

Ermaëlle ponctua ses propos d'un nouveau sourire. Sourire qui se mua en mine étonnée à la remarque d'Ebao au sujet de la tenue de la mariée. Comprenant rapidement que le chevalier plaisantait, la jeune femme hésita entre rire et pousser un soupir. La jeune femme n'eut cependant pas le temps de se poser d'avantages de questions, le chevalier lançant une nouvelle boutade à leur amie commune. Cette fois-ci Ermaëlle ne put s'empêcher de lui donner un petit coup de coude, avant de détourner le regard, un petit sourire narquois aux lèvres.

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Éléazar Wilrem

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MessageSujet: Re: Le mariage [ft Ermaelle, Ebao, Eleazar et Solveig]   Mer 26 Déc - 22:55

Farban ne pensait pas que les deux autres jeunes gens avaient pris tant de retard sur le chemin du retour. D'un autre côté, il est vrai que les conditions climatiques s'étaient peu à peu dégradées. C'était sans doute pour cela que le duo avait pris tant de temps pour revenir à la capitale. La saison froide ne faisait qu'allonger les voyages, quand elle ne les rendaient pas tout simplement impossibles. Si l'automne était toujours présent, le froid prenait de l'importance de jour en jour. Bientôt, les nombreuses pluies laisseraient place à la neige, et le timide soleil automnal laisserait place au froid le plus mordant.

« Le plus important est que vous soyez là, à présent ! » déclara le chevalier, sans pouvoir faire disparaître le sourire qui ornait ses lèvres.

L'attention d'Ebao se porta alors sur Éléazar. Farban ne put s'empêcher de jeter un nouveau regard dans la direction de sa future femme. Comme cette dernière, le jeune homme était parfaitement conscient de l'Incident. C'était même lui qui l'avait causé, d'une certaine façon... Qui sait ce qu'il se serait produit s'il n'était pas arrivé à ce moment-là ? S'il n'avait pas effrayé Éléazar, pour ainsi dire ? D'une certaine façon, Farban s'en voulait... Les choses auraient sans doute été très différentes, s'il ne s'était pas trouvé au moyen endroit, au mauvais moment...


« Merci pour le compliment, Olrän ! Pour ce qui est de Farban, mon frère pourra t'affirmer qu'il pense de même ! » répondit Ismelle, avec un petit rire.

Éléazar fit mine de ne pas avoir entendu les propos de sa sœur, préférant jeter un regard dans la direction de Farban. Ce dernier se contenta d'esquisser un sourire, avant de se tourner vers sa sœur pour converser avec elle. Aussi, l'Ar porta son attention sur Solveig. La petite semblait bien plus intéressée par Zelfyne que par les réjouissances en elles-mêmes, en témoigne la manière dont elle venait de s'adresser à Ismelle. Si Ebao avait prévenu le jeune homme que sa pupille serait très intriguée par la Laüd, le forgeron ne pensait pas qu'elle en oublierait la raison de leur venue en ces lieux, pour ainsi dire !

L'Ar n'eut cependant pas le temps de répondre à l'enfant, Olrän faisant une remarque qui rappela immédiatement ses précédentes pensées à Éléazar. Lui aussi pensait qu'Ebao et Ermaëlle étaient bien assortis ? Sans que le forgeron ne puisse comprendre, cette pensée le mit étrangement mal à l'aise. C'est alors que le chevalier dégagea son bras, qu'il semblait pourtant avoir galamment offert à Ermaëlle. A cette vue, le jeune homme ne put s'empêcher d'être surpris. Ebao avait-il entendu les propos de son frère ? Non, c'était absurde. Il semblait être trop loin pour cela, surtout qu'Olrän n'avait pas annoncé haut et fort ses pensées. Cette situation était de plus en plus étrange...

« Allons, Olrän... Je te prie de croire qu'Ermaëlle n'est en aucun cas intéressée par Ebao. Je la connais assez bien pour savoir cela. » commenta Ismelle, sur un ton assuré.

La future mariée était certaine de ses propos. Ermaëlle et Ebao étaient amis, voilà tout. Il leur était arrivé de travailler ensemble et il arrivait à son amie de répondre aux questions du chevalier au sujet de l'Empire, le père de sang du jeune homme y vivant toujours. Mais en termes de sentiments, il n'y avait rien d'aussi fort que ce qui pouvait l'unir à Farban. C'était un fait avéré. Il faudrait être aveugle pour ne pas s'en rendre compte ! Le regard d'Ismelle finit par se porter sur son petit frère. Ce dernier semblait confus. Confus au point de ne même pas remarquer que Solveig essayait désespérément d'attirer son attention.

Ismelle dut cependant détourner son attention de son petit frère, en entendant les propos d'Ebao. A ces derniers, la jeune femme se contenta de rire. A cet instant, la future mariée eut l'envie de concocter une petite surprise au chevalier. Une petite surprise dont Éléazar et elle partageaient le secret, bien que la jeune femme doutait que son frère souhaite se joindre à elle dans ce cas ! Pour cela, il faudrait d'abord que son petit frère sorte de son trouble !

« Petit parvenu. N'oublies pas à qui tu t'adresses. » répliqua Ismelle, faussement blessée.

Pour les personnes qui ne se trouvaient pas dans la confidence, cette référence pouvait paraître complexe à saisir, ou n'être qu'une simple boutade. Mais Ismelle était certaine qu'Ebao comprendrait immédiatement qu'il s'agissait-là d'une imitation d'Alyme Wilrem, née Rerwarm. Il s'agissait-là de la propre mère d'Ismelle, Éléazar et Sarm. Issue de la noblesse de Valkëol, elle en avait gardé les manières et une certaine façon de voir le monde, malgré son mariage avec leur père, un banquier qui possédait une richesse indéniable. Autant dire que la femme n'avait jamais porté Ebao dans son cœur. Elle pensait que le chevalier était la source du comportement de la seule fille qu'elle avait porté, fermant toujours les yeux sur le fait qu'Ismelle n'avait jamais eu besoin de l'aide d'Ebao pour se forger son caractère actuel !

Quand Ebao la serra contre lui, Ismelle lui rendit son étreinte avec une joie certaine. En l'entendant chuchoter quelques mots, le sourire de la jeune femme s'agrandit encore d'avantage. Farban et elle étaient chanceux, c'était un fait indéniable. Ils vivaient depuis de nombreuses années ensemble, et si la distance et les disputes avaient rendu parfois leur relation plus tendue, la jeune femme n'avait cependant jamais regretté son choix. Ces quelques années de bonheur n'étaient que les premières d'une longue série. Ismelle l'espérait de tout son cœur.

Éléazar était sorti de son trouble quand Ermaëlle s'était adressée à lui. L'Ar lui avait offert un sourire des plus amicaux. Il s'était rapidement fait à la présence de la jeune femme, croisant souvent cette dernière alors qu'il était en visite chez Ismelle. S'il avait été étonné de part les origines de l'amie de son aînée, il avait fait en sorte de la traiter comme une jeune femme comme les autres. Bien sûr, cela n'avait pas été simple, surtout que Zelfyne avait fait preuve de d'avantage de méfiance. Après tout, comment lui en vouloir ? L'Empire n'avait jamais été tendre avec les Laüds...

« Le bonheur est partagé, Ermaëlle ! assura le forgeron. J'espère que ce mariage Hetenlaüdor sera à ton goût ! »

Suite à ces mots, le jeune homme avait reporté son attention sur sa sœur et le chevalier. Les deux jeunes gens venaient de se séparer. A cet instant, Ebao formula une nouvelle boutade, au sujet de potentiels enfants du couple. A cette occasion, Ermaëlle lui asséna un petit coup de coude, qui eut le don de faire rire l'Ar pendant quelques instants. Ismelle ne tarda pas à répondre à la remarque d'Ebao, non sans une pointe d'amusement dans la voix.

« Pour leur bien, il vaut mieux qu'ils tiennent de moi ! Pas vrai Éléazar ?
- Assurément ! Ils porteront le nom de leur père, mais resteront également des Wilrem ! » remarqua l'Ar.

En sentant que quelque chose retenait sa cape, Éléazar voulu voir de quoi il s'agissait. Il n'en eut pas le temps, cependant. Ebao attrapa sa pupille, la soulevant du sol. Le jeune homme ne pensait pas que Solveig serait à ce point intéressée par Zelfyne ! D'un autre côté, il avait promis à Ebao de laisser la petite l'approcher, et la Laüd n'avait pas semblé être en désaccord avec ce fait, lorsque le forgeron lui avait parlé de cette idée.

« Il n'y a pas de mal, ne t'en fais pas ! affirma Éléazar, non sans un sourire. Je comprends son comportement. Mais tu as raison, Solveig pourra rencontrer Zelfyne après la cérémonie. Cela sera plus simple. »

Éléazar savait qu'il devrait servir de traducteur auprès de sa Laüd. Si cette dernière comprenait aisément certaines réactions humaines, il n'en restait pas moins que de nombreuses subtilités restaient inaccessibles pour la créature. Zelfyne était également capable de répondre à des questions, bien que les réponses qu'elle donnait étaient complexes à saisir pour des personnes peu habituées au langage corporel des Laüds. Aussi, Éléazar se devait d'être présent, quand une personne souhaitait converser avec Zelfyne. Mais si parler n'était pas nécessaire, d'autres humains pouvaient tout à fait côtoyer la créature sans sa présence. Si la bête avait un caractère bien à elle, elle n'était pas violente pour autant. Tant que les humains se montraient respectueux à son égard, Zelfyne n'avait pas de raison de refuser leur présence. Et le forgeron savait que Solveig était juste curieuse à l'égard de la Laüd, rien de plus. Après tout, elle n'était encore qu'une enfant. A son âge, une telle curiosité n'était pas étonnante. La petite n'avait pas de mauvaises attentions à l'égard de Zelfyne. Éléazar en avait la certitude.
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Solveig Leömir

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MessageSujet: Re: Le mariage [ft Ermaelle, Ebao, Eleazar et Solveig]   Jeu 27 Déc - 21:26

Solveig était occupée à tirer sur la cape d'Eléazar quand elle se sentit soulevée d'une bonne trentaine de centimètres. Ebao venait de l'éloigner du gardien et la fillette protestait "Naaaan, lâche moiiii !" en tentant de rattraper la cape du gardien.

C'était peine perdu. Le chevalier n'en avait rien à faire des protestations de la petite fille qui se débattait tandis qu'il prétendait qu'elle allait devoir attendre ! Attendre !!!
Solveig lança un regard attristé vers Zelfyne toujours à l'écart du groupe.

- Je viendrai bientôt,
chuchota-t-elle avec un ton mélodramatique et en tendant le bras vers le Laüd qui ne devait rien comprendre au cinéma que faisait la fillette.

Pour ponctuer sa déception, Solveig arrêta enfin de se débattre et baissa les bras :

- Baba... Tu es un opresseur... murmura-t-elle en baissant la tête et en restant pieds et bras ballants dans le vide. Tu réprimes ma curiosité.

Mais là encore il s'en fichait pas mal, trop occupé à parler au frère d'Ismelle. Alors c'était lui le fameux Eléazar ? La petite fille leva un oeil vers le géant qui (à son humble avis d'entremetteuse) faisait les yeux doux à son baba.

Le chevalier ne finit par la lâcher qu'une fois arrivé dans la chapelle. Il la déposa sur un banc de bois et rapidement Olrän (qui discutait avec une jolie fille dans son coin) vint s'asseoir à côté d'elle. Solveig croisa les bras, décidant qu'elle allait maintenant faire la tête jusqu'à ce qu'elle puisse aller voir Zelfyne. Et rien que pour se venger elle se tourna vers Ebao qui venait de passer à côté d'elle (pour dire quelque chose d'inintéressant à Olrän) et déclarer.

- De toute façon Eléazar il est moche !

Et toc !


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Dernière édition par Solveig Leömir le Jeu 27 Déc - 21:36, édité 1 fois
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Ebao Kuza
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MessageSujet: Re: Le mariage [ft Ermaelle, Ebao, Eleazar et Solveig]   Jeu 27 Déc - 21:27

Ebao soupira en entendant sa fillette protester et fut ravis de constater qu'Eléazar était d'accord avec lui sur le fait d'attendre la fin de la cérémonie.
C'est alors qu'il se rendit compte qu'il était techniquement en train de parler au frère d'Ismelle. Ils étaient là, l'un en face de l'autre et Ebao se fit la réflexion qu'il s'agissait surement d'une marque de politesse pour Eléazar que de lui répondre... Après tout, le chevalier s'était montré trop insistant dans ses lettres et le gardien avait jugé bon de couper cours à tout échange...
Le jeune homme le savait, et avait pu le remarquer, c'était bien pour Ermaelle qu'Eléazar en pinçait. Il suffisait de voir comment il avait semblé perturbé qu'Ebao et elle arrivent ensemble. Et même quand il avait enlevé son bras, Eléazar n'avait pas semblé à l'aise, ne se reprenant qu'au moment où sa chère Ermaelle était venue lui parler.. Il n'avait même pas remarqué la parfaite imitation de madame Wilrem qu'avait fait sa soeur, et n'en avait pas ri avec elle et Ebao... A vrai dire, il n'avait ri qu'au moment où Ermaelle avait donné un coup de coude au chevalier, tout ça parce qu'il ne voyait qu'elle.

Ebao était tellement, tellement jaloux. Ermaelle était géniale, intelligente et belle ! C'était une amie formidable et une personnes qui ne vous jugeait pas pour votre inculture... Mais Ebao détestait l'idée qu'elle lui pique son Eléazar... Même si techniquement, ce n'était pas son Eléazar... Il n'y avait rien entre eux si ce n'est deux baisers, quelques lettres et des années d'amour à sens unique. Et tout ça, Ermaelle ne le savait pas, et Eléazar s'en fichait pas mal. Ils pouvaient parfaitement s'aimer tous les deux ça ne regardait pas Ebao ! Et d'ailleurs, qui de mieux pour Eléazar qu'Ermaelle ? Même Ebao la trouvait parfaite... Au moins le gardien serait heureux avec quelqu'un de bien ?... .. C'était l'idée la plus déprimante du monde.

Les jérémiades de Solveig lui remirent les idées en place, et il se rendit compte qu'il n'avait pas détourné le regard des yeux d'Eléazar pendant quelques longues secondes. Le chevalier déglutit et tenta de reprendre contenance. Hors de question de noircir l’idylle de son amie en faisant preuve de l'étendu de ses sentiments pour le gardien.

- Oui... Tu entends Solveig ? Ce sera plus simple après, donc arrête de te plaindre et...


Et ?

Il n'avait pas envie de s'arrêter sur ça. Il devait trouver quelque chose de bien à dire, qui lui permettrait de sauver la face et peut-être gagner le droit à une nouvelle correspondance ?
"Ne rêve pas trop", c'était sa propre voix qui tournait en boucle dans sa propre tête...

- .. je suis content de te revoir Eléazar, finit-il par dire.

Le chevalier s'autorisa un sourire (beaucoup trop amoureux malgré lui) avant de suivre le mouvement de la foule qui l'emmenait à l'intérieur de la chapelle. Il voulait s'éloigner le plus rapidement possible avant de faire tout capoter et de devenir beaucoup trop transparent aux yeux d'un public qui ne connaissait rien de ses sentiments (comprenez ici pour tout autre individu que les mariés). Solveig avait arrêté de se débattre et c'était déjà ça de gagné. Ebao appela son frère qui était déjà en train de compter fleurette aux milieu d'un groupe de jeune filles de son âge et Olrän vint prendre place au troisième rang tandis qu' Ebao posait Solveig à côté de lui et lui intimait de garder l'enfant qui boudait encore de ne pas avoir pu approcher le Laüd. Elle boudait tellement qu'elle jugea bon de chuchoter à Ebao qu'Eléazar était moche ce qui lui valut un regard noir de son tuteur et un rire narquois d'Olrän qui avait tout entendu.

- Et alors ? Il est toujours plus beau que Rou
!

L'enfant sembla tout bonnement outrée par cette remarque ! Elle ne s'attendait certainement pas à ce que le chevalier renchérisse sur le même registre... Ebao put aller s'asseoir au premier rang parmi les témoins sans avoir à entendre plus de remarque de la petite fille.


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Insérez ici une bonne dose de patriotisme

Crédit - Joy
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Éléazar Wilrem

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MessageSujet: Re: Le mariage [ft Ermaelle, Ebao, Eleazar et Solveig]   Dim 30 Déc - 23:11

Zelfyne avait bien remarqué le comportement pour le moins étrange de la petite humaine. Si les autres personnes semblaient plus portées sur les rires et les discussions animées, la petite chose se débattait et semblait pour le moins mécontente, d'après ce que la Laüd pouvait comprendre. Cependant, il lui était impossible de saisir la cause de ce comportement. Au bout d'un moment, la petite humaine sembla se calmer. Ce fait était sans doute du à l'homme qui l'avait soulevé du sol, alors qu'elle avait décidé de s'agripper à la cape de son Ar. Décidément, les humains étaient des créatures bien surprenantes... Même si leur marmaille semblait l'être d'avantage encore !


Si Ebao ne sembla pas prêter une grande attention aux talents de comédienne de la fillette, Éléazar dut masquer son rire en toussotant quelques instants. La cérémonie ne durerait pas très longtemps. Solveig n'attendrait pas bien longtemps avant de pouvoir approcher Zelfyne et faire sa connaissance. Quand le chevalier prit à nouveau la parole, le forgeron porta son attention sur lui. Lui aussi était ravi de revoir l'autre jeune homme ! Mais il y avait comme une ombre au tableau. L'Ar se demandait bien pourquoi le chevalier n'avait pas répondu à sa lettre. L'avait-il reçue, au moins ? Le corbeau qu'il employait habituellement avait une grande tendance à ne pas mener ses missions à bien, pour ce que l'Ar en savait ! Éléazar chassa cette idée de son esprit. Il pourrait toujours demander un peu plus tard à Ebao si sa lettre lui était bien parvenue ! Pour le moment, le plus important était que la cérémonie se déroule pour le mieux !

« Le plaisir est partagé, tu peux en être certain. » assura le forgeron, tout en rendant son sourire au chevalier.

Il fut temps pour les invités d'entrer dans la chapelle. Tandis qu'Ebao disparaissait dans la foule en compagnie de sa pupille, qui semblait s'être calmée, et de son frère, Éléazar resta à l'extérieur. Les futurs mariés n'entraient qu'après le reste du cortège, avec leur plus proche parent, masculin pour la femme, et féminin pour l'homme. Aussi, c'était la mère de Farban, Velya, qui accompagnait son fils. Au bout de quelques minutes, il ne resta donc plus que ces deux duos sur le parvis de la chapelle. Petit à petit, leurs conversations s'étaient taries, en l'attente du signal que devait donner Aelyss, qui devait s'assurer que tout le monde avait bien pris place sur les bancs prévus à cet effet.

L'attente dura de longues minutes, durant lesquelles Éléazar demanda une dernière fois à sa sœur si elle n'avait pas changé d'avis et si elle ne voulait pas quitter les lieux immédiatement. Avec un grand sourire, la jeune femme avait à nouveau décliné l'offre, mais l'Ar avait tout de même sentit sa poigne se resserrer autour de son avant bras. Ismelle était fébrile, le forgeron l'avait bien compris. Qui ne le serait pas, dans un pareil cas ? Si ce mariage était prévu, et attendu, depuis de longs mois, unir sa vie à celle d'une autre personne n'avait rien d'anodin. Qu'Ismelle soit quelque peu tendue à cette idée n'était pas étonnant. Toujours est-il que l'Ar jugea plus judicieux de ne pas faire de remarque à ce propos. Si sa sœur voulait lui parler de ses craintes, elle en avait encore l'occasion, même si Aelyss ne tarderait pas à reparaître...

Cinq nouvelles minutes s'étaient écoulées au moment où revint la plus jeune sœur de Farban. D'un petit signe de main, la jeune femme fit signe aux deux duos, leur indiquant qu'ils pouvaient entrer. Ensuite, elle disparu à nouveau à l'intérieur de la chapelle, se faufilant jusqu'à sa place, au premier rang. Farban et sa mère entrèrent en premiers, comme le voulait la coutume. Cela laissa quelques instants de complète solitude à Ismelle et Éléazar.

« … Prête ? s'enquit l'Ar, en adressant un regard à sa sœur aînée.
- … Allons y. » répondit l'intéressée.

Éléazar acquiesça d'un hochement de tête, avant d'entraîner sa sœur jusqu'à l'intérieur. Si les discussions s'étaient totalement arrêtées, le lieu était empli d'une douce mélodie. Un petit orchestre se trouvait non loin du chœur de la chapelle, accompagnant la personne qui faisait courir ses doigts sur les nombreuses touches de l'orgue. La nef qui reliait l'entrée de la chapelle jusqu'à l'autel semblait être d'une infinie longueur, aux yeux de l'Ar. Il fallut plusieurs minutes au forgeron pour emmener sa sœur non loin de Farban, qui se trouvait désormais seul, sa mère ayant rejoint son mari et s'étant assise à ses côtés. Arrivés devant l'autel, Éléazar délaissa sa sœur quelques instants, se plaçant face à son futur beau-frère. Lui saisissant vigoureusement le bras, le jeune homme se pencha vers lui, avant de lui chuchoter quelques mots, de façon à ce que personne n'entende son avertissement.

« … Si tu lui fais le moindre mal, tu le paieras deux fois. La première, à cause d'Ismelle qui ne se laissera pas tourmenter, et à la seconde à cause de moi. Je ne plaisante pas. Tu lui fais du mal, tu me fais du mal. Et mes lames sont aussi acérées que la verve dont peut faire preuve ma sœur.  On ne s'en prend pas les miens sans en subir les conséquences. Ne l'oublie jamais. »

L'Ar, pourtant si souriant et chaleureux habituellement, s'était fait plus froid. Son ton, bien que fort bas, était à la fois sérieux et dur. Ismelle était sa seule famille, et l'avertissement d'Éléazar était des plus réels. Si par malheur il apprenait que du mal était fait à son aînée, Ar ou non, il interviendrait. En voyant Farban acquiescer d'un hochement de tête, le forgeron se recula, laissant sa sœur prendre la place qu'il occupait précédemment. Le jeune homme s'installa ensuite au premier rang, non loin d'Ermaëlle. Jetant un regard derrière lui, Éléazar remarqua rapidement qu'aucun Wilrem n'avait prit la peine de se déplacer. S'il s'en doutait, au plus profond de lui-même, le jeune homme avait espéré que l'un d'eux ait tout de même fait le voyage... Mais ses espoirs avaient été déçus... Le regard de l'Ar se porta ensuite sur l'autre banc où se trouvait les témoins et la famille proche des futurs époux. Ebao s'y trouvait, en compagnie de la fratrie de Farban. Le forgeron finit par détourner le regard, s'intéressant d'avantage à la cérémonie qui venait de commencer. Bientôt, sa sœur serait unie à Farban devant Vaïud.
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Ermaëlle Fyrnam
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MessageSujet: Re: Le mariage [ft Ermaelle, Ebao, Eleazar et Solveig]   Dim 30 Déc - 23:12

Ermaëlle garda le sourire en entendant la remarque d'Éléazar. Si elle ne doutait pas un seul instant que les réjouissances seraient à son goût, la jeune femme espérait surtout qu'elle ne ferait pas tâche au sein de la chapelle. Si Ebao était païen, que dire d'elle ? La plupart la pensait sans doute païenne, comme le chevalier. Mais la vérité était toute autre... Mieux valait garder le silence pendant la cérémonie, à moins que parler ne se révèle réellement nécessaire. D'un autre côté, l'ancienne esclave doutait qu'on lui en veuille si elle ne chantait pas les louanges de Vaïud. Après tout, ce n'était pas là sa '' religion '' et les autres amis païens du couple l'imiteraient sûrement. Ou alors, ils chanteraient mais sans réellement conviction...

« Je suis sûre que ces réjouissances seront au goût de tous les invités ! » commenta l'ancienne esclave, sans perdre son sourire.

En entendant la remarque d'Ismelle, ainsi que celle de son frère, Ermaëlle ne put s'empêcher de rire pendant quelques instants. Si l'idée d'avoir une descendance ne lui avait jamais réellement effleuré l'esprit, l'enlumineuse était certaine que son amie ferait une très bonne mère, le moment venu. Encore fallait-il que Farban supporte les sautes d'humeur de sa très chère épouse ! Si Ermaëlle n'avait jamais fait l'expérience de la maternité, elle avait pu remarquer de ses propres yeux que certaines femmes pouvaient se montrer bien plus irritables qu'à l'accoutumée ! D'un autre côté, une grossesse n'était pas forcément de tout repos. Cela expliquait sans doute ce changement de caractère !

Quand  il fut fait mention de Zelfyne, Ermaëlle ne put s'empêcher de jeter un regard dans la direction de la Laüd. Celle-ci était bien différente de Dementör, c'était un fait. Mais elle restait tout de même assez impressionnante, malgré ses ailes dépareillées. L'espace de quelques instants, l'ancienne esclave se demanda combien de Kartendarkors avaient eu la joie d'apercevoir deux Laüds, sans que cela ne soit pendant une bataille. S'il y avait sans doute de nombreux réfugiés de son Empire de naissance sur ces terres, l'enlumineuse doutait que tous puissent se targuer de pouvoir observer les Laüds comme elle pouvait le faire de temps en temps.

La jeune femme finit par adresser un petit signe de main à l'attention de Zelfyne. La Laüd semblait retenir toute l'attention de Solveig également. La fillette semblait n'avoir qu'une idée en tête ! Rejoindre la créature au plus vite ! C'est alors que les invités commencèrent à entrer dans la chapelle. Ermaëlle suivit du regard certains d'entre eux, avant de songer qu'il serait peut-être temps de les suivre à leur tour. La jeune femme jeta un regard dans la direction d'Ebao, mais n'eut pas le temps de discerner son trouble. Le chevalier sembla remarquer le mouvement de foule à son tour, et décida d'entrer dans la chapelle. L'enlumineuse adressa un petit signe de tête à Ismelle et Éléazar avant de suivre le chevalier.

Tandis que le jeune homme installait sa pupille à côté d'Olrän, Ermaëlle se rendit au premier rang. Pour cela, elle commença par se saisir des longs pans de tissus qui composaient ses manches. Ces derniers gênaient quelque peu sa marche, il fallait l'avouer. A cela, il fallait ajouter que l'ancienne esclave n'avait pas eu le temps de récupérer son bâton de marche, Solveig l'ayant entraîné à sa suite sans lui laisser le temps de se saisir de son habituel soutien. Heureusement, Ermaëlle pouvait tout à fait se débrouiller sans son bâton de marche. Il lui faudrait juste faire attention, voilà tout. Toujours est-il que l'enlumineuse trouva rapidement sa place, s'installant à côté de l'une des amies d'Ismelle.

Bientôt, les discussions cessèrent et il n'eut plus que la douce musique issue de l'orchestre pour briser le silence. Ermaëlle remarqua Aelyss qui prenait place au premier rang, en compagnie de ses frères. D'après ce que l'ancienne esclave savait, cela signifiait que les mariés n'allaient pas tarder à faire leur entrée. Son hypothèse se confirma quand Farban s'avança, en compagnie de sa mère. Bientôt, Éléazar et Ismelle firent leur entrée à leur tour. Si Velya s'était rapidement éclipsée, après avoir échangé quelques mots avec son fils, l'Ar resta auprès du couple quelques instants de plus. Par la suite, le jeune homme vint s'installer à ses côtés. L'enlumineuse lui adressa un sourire, malgré ses quelques craintes quant à la cérémonie à venir, avant de porter son regard sur Ismelle et Farban. Tout se passerait bien. La cérémonie serait rapidement finie et les réjouissances en elles-mêmes commenceraient bien plus tôt que les invités ne pouvaient l'imaginer. Tout se passerait pour le mieux.

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Solveig Leömir

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MessageSujet: Re: Le mariage [ft Ermaelle, Ebao, Eleazar et Solveig]   Lun 31 Déc - 16:19

Solveig était outrée et croisait les bras en arborant un air boudeur. Elle en voulait encore à son tuteur de ne pas l'avoir laissé approcher Zelfyne, et elle lui en voulait encore plus d'avoir dit que Rou était moche ! Ce qui était faux !

La fillette se décala légèrement pour se retourner et regarder à quatre bancs derrière elle. Sir Elban, le chevalier qui avait formé Farban et Ebao, y était assit avec toute sa famille. Rou était évidemment là, coincé entre deux de ses six frères aînés. Quand le gamin tourna la tête vers Solveig en sentant le regard de la petite fille, celle-ci lui tira la langue quand Rou fit plutôt le choix d'étirer son nez afin d'imiter un cochon. C'est dans un ricanement que les deux gamins se remirent en place et qu'on pu entendre madame Elban reprendre son fils sur son comportement. Solveig elle, eut seulement le droit à un regard sévère d'Ebao qui était deux rangs devant parmi les témoins.

Soupirant la nouvelle occupation de Solveig pendant la cérémonie fut de balancer ses pieds... Et, vérifiant que personnes ne l'observait, elle trouva amusant de donner des coups de pieds dans le banc de devant, avant qu'Olrän finisse par s'en rendre compte et la menace de tout cafter à Ebao au moment même où la cérémonie s'arrêterait.... Mais heureusement pour la fillette, le regard de l'adolescent fut capturé par l'une des cousines de Farban du rang de devant qui se penchait vers lui pour chuchoter. Saisissant l'occasion, Solveig fila en douce et longea l'allée du milieu sans faire de bruit pour s'approcher de la porte de la chapelle. Elle allait sortir quand Madame Elban vint la récupérer et la ramener à côté d'Olrän qui n'avait même pas remarqué son absence.

- Maaadame Elban, toujours aussi charmante, chuchota alors Olrän.

- Je pense que ton frère t'a demandé de surveiller sa pupille je me trompe ? Elle était en train de sortir de la chapelle !

Solveig était sûre que Rou l'avait balancé à sa mère. Et elle se rassit tandis que madame Elban passait un savon, toujours chuchoté pour ne pas déranger la cérémonie, à Olrän.
Une fois la femme du chevalier retourné à sa place, l'adolescent lança un regard noir à la petite fille et fit mine de la surveiller plus sérieusement... C'était barbant... Le prêtre Vaïudien parlait et parlait, parfois les membres de la famille et les amis venaient faire des discours, mais Solveig s'ennuyait fermement... Heureusement pour elle, la cousine de Farban aussi, et très rapidement elle se pencha pour à nouveau discuter avec Olrän ! Parfait !

Bon, si la fillette ne pouvait pas sortir sans être vue par les Elban, elle devait trouver autre chose à faire. Heureusement elle trouva une idée en voyant la touffe de cheveux rousse et la tête qui dépassait toute les autres au premier rang des proches de la mariée. Elle vérifia donc une nouvelle fois qu'Olrän était trop occupé à tenter d'impressionner une des cousines Arkam et elle fila en douce vers le premier rang pour s'asseoir entre Ermaelle et Eléazar.

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Ebao Kuza
Chevalier Entêté

Chevalier Entêté
Ebao Kuza

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Agilité Agilité : 30
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RPs en cours : 2/2
- Rp - Ebao vs Dagmar
- Rp - Le mariage

MessageSujet: Re: Le mariage [ft Ermaelle, Ebao, Eleazar et Solveig]   Lun 31 Déc - 17:26

Eléazar était également content de le revoir. Et cette simple idée tournait en boucle dans la tête d'Ebao... Evidemment ce n'était qu'une formule de politesse et le frère d'Ismelle ne devait pas penser cela autrement qu'en une simple amitié... Mais il était content de le revoir ! Assis sur son banc, juste à côté d'un des frères de Farban, Ebao avait un sourire satisfait au coin des lèvres... Peut-être qu'il lui plaisait un tout petit peu ?

Mais rapidement, Eléazar sortit de sa tête et il pu voir Ismelle entrer dans la chapelle, rayonnante comme jamais au bras de son frère. Elle marchait la tête haute, et hormis un ricanement de Solveig et son comparse de toujours Rou, tous applaudissaient à son entrée. Evidemment, le chevalier lança un regard sévère à sa pupille qui avait décidément décidé d'être intenable aujourd'hui. La fillette eut un air renfrogné et baissa les yeux reprenant ainsi son calme. Tant mieux, Ebao se retournait juste à temps pour voir Eléazar menacer son frère d'arme... Comme si Farban allait faire quoi que ce soit qui aille à l'encontre du bien être de sa belle Ismelle ? C'était le couple le plus stable et amoureux qu'Ebao connaisse (il refusait d'admettre que sa mère et son beau-père le soient autant). Ses deux meilleurs amis se mariaient et rien ne pouvait entacher le bonheur qu'il ressentait à se moment...

Sauf que...

Eléazar alla s'asseoir juste à côté d'Ermaelle...

Comment le bonheur d'un moment pouvait-il à se point être conditionné par les actions d'un seul homme ? Le sourire du chevalier se crispa et il tourna vivement la tête vers le prêtre qui commençait son discours de fausse vérité religieuse... Vaïud et un laüd géant, c'est ça... Comment pouvait-on croire que les Laüd étaient des enfants des dieux ! Les êtres vivants étaient des créations des dieux, en rien leurs enfants ! C'était tellement pompeux de s'imaginer comme une descendance divine... Et encore plus venant d'un pays qui comme par hasard à le monopole des oiseaux géants soit-disant divins...
Oui voilà ! Critiquer la religion permettait à Ebao de penser à autre chose qu'Eléazar tendant de séduire Ermaelle... Même si de toute évidence Ermaelle n'était pas intéressée ! Elle préférait Asmundr ! Ebao l'avait bien vu ! Et le chevalier ne fut jamais aussi ravis de l'existence de cet Arlaüd que pendant le mariage de ses deux amis.

Les parents de Farban faisaient un discours émouvant sur le sens de la famille et l'amour mais Ebao ne parvenait plus à penser à autre chose.. Evidemment, Asmundr était le pire parti possible pour Ermaelle ! Trop fier et méprisant, l'ancienne esclave méritait mieux ! Mais il fallait avouer qu'elle semblait très encline vers lui, du moins de ce qu'avait pu constater Ebao !... Est-ce qu'il valait mieux Asmundr qu'Eléazar ? Son Eléazar ?! Evidemment le gardien serait attristé si Ermaelle le rejetait pour son insupportable supérieur hiérarchique, et Ebao voulait qu'Eléazar soit heureux.

Le prêtre parlait d'amour quand le chevalier baissa la tête et et observa ses pieds... Toute personnes dotée de deux neurones refuserait qu'Asmundr continue de faire la cours à Ermaelle, et Ebao devait songer au bien être de son amie... Eléazar était là, tout simplement parfait d'après les yeux amoureux du chevalier et il semblait également faire la cours à son amie... Mieux valait Eléazar qu'Asmundr et Ebao n'avait aucun droit d'être jaloux. Le frère d'Ismelle lui avait déjà fait comprendre ses attentions à son sujet et le gardien préférait l'ancienne esclave. C'est tout.

Le chevalier lâchait un soupire quand il sentit un coup de coude venant d'un des frères de Farban, c'était à son tour d'aller parler. Aussi, Ebao se leva et fouilla dans la petite sacoche accrochée à sa ceinture pour en déplier des feuilles de papier.
Il se retrouvait face à l'assemblée, face à Ismelle et Farban qui étaient radieux et Ebao du mettre ses déboires amoureux de côté.

- Quand Farban m'a demandé d'être un de ses témoins, j'ai tout de suite accepté. Je n'ai jamais eu de frère et il a toujours été là pour moi.

- Hé !
La voix d'Olrän provint alors du public, faisant rire au passage toute la partie chevalier de l'assemblée.

- Farban tu es mon meilleurs ami, nous nous connaissons depuis que j'ai quinze ans et c'est grâce à moi que vous êtes tous là aujourd'hui car c'est moi qui ai permis la rencontre de ces deux amants !

Ebao lança un regard attendri à ses deux amis.

- Ismelle, je te connais depuis ma plus tendre enfance. Et je dois avouer que de savoir que mes deux plus proches amis se marie me rempli de bonheur... Aussi, et parce que j'ai décidé de partager mon bonheur avec vous tous, j'ai ramené quelques pages de mon journal intime que je tenais à jour étant enfant. J'y parle de nos rencontres, de votre rencontre et je vais me faire un plaisir de lire tout ça.

Il observait les feuilles qu'il avait en main avec un air moqueur et s'éclaircit la gorge avant de lever les yeux vers le publique et d'affirmer :

- Evidemment, tout ce qui sera lu est issu du point de vue tout à fait objectif de l'adolescent que j'étais !

Il y eut des rires et il se concentra sur ses pages écrite d'une main pressée.

- Le premier extrait date de ma rencontre avec Ismelle. Vous allez tous découvrir son vrai visage. Il faut savoir que notre maison de vacance était la maison juste à côté de celle des Wilrem, et que l'année d'avant je n'avais rencontré que son frère Eléazar avec qui j'avais sympathisé.

Evidemment Ebao avait occulté tous les passages où il écrivait son amour pour le frère de son amie... Et il y en avait beaucoup.

- "Mes vacances étaient biens sans être biens. Déjà, j'espérais bien revoir Eléazar parce qu'on s'était bien amusé l'année dernière. Sauf qu'il y avait qu'une fille (moche en plus) à la rivière où l'on se retrouvait d'habitude ! Elle m'a dit qu'elle était Ismelle la grande soeur d'Eléazar et j'ai compris à son regard moqueur qu'elle savait que ce n'était pas elle que j'attendais et que ça l'amusait. Alors évidemment je ne pouvais pas laisser passer ça et je lui ai balancé de la boue dans les cheveux pour qu'elle arrête de se moquer. Mais là où une Betsie Meneas ou une Portia Menstof auraient pleuré toutes les larmes de leurs corps, Ismelle m'a attrapé et plaqué par terre tout en me forçant à manger des vers de terre.
Et ce n'est pas bon les vers de terre."


Il eut un sourire amusé et se tourna vers Ismelle au souvenir boueux de leur rencontre.

- Ne vous en faites pas, ça s'est amélioré après, même si l'image de la belle et gracieuse Ismelle vient surement d'en prendre un coup. "J'aime bien Ismelle, elle est drôle et elle tire super bien avec le lance pierre ! Elle loupe jamais Portia Menstof et a même réussi à assommer Burni Straffers (le fils du maire) une fois ! On s'amuse bien tous les deux. "... Portia, Betsie, Burni, j'espère que vous allez bien où que vous soyez !

Ebao qui avait lu tout son petit texte avec un air amusé (laissant échapper quelques gloussements) finit par tourner la page.

- Parlons un peu de Farban maintenant. Mon comparse écuyer. "Farban Arkam. C'est un grand dadet qui a grandi trop vite ! Il doit faire une bonne tête de plus que moi ! (pour le moment mais vous allez voir !). Ça fait une semaine qu'il est avec nous et je n'en peux déjà plus ! Il passe son temps à chantonner sans s'en rendre compte et est tout fier de montrer qu'il est le meilleurs en tout ! On a compris qu'il venait d'une famille de chevalier ! Pas besoin de craner comme ça !"  Le regard objectif d'un adolescent n'oubliez pas ! Mais ne vous en faites pas, ça s'améliore rapidement avec le temps "J'aime beaucoup Farban, il est assez simple et se moque de moi quand j'en fais trop. Mais il me soutient la plupart du temps, et c'est toujours nous qui avons les bonnes idées. Je peux être sûr à chaque fois que Farban me suivra. Sir Elban dit qu'on est une fine équipe et qu'il apprécie de nous avoir comme écuyers tous les deux..."

Ebao tendit la main vers son frère d'arme et serra son bras dans leur traditionnel salut de chevalier. Puis il reprit sa lecture. Non sans lancer un regard de nouveau attendri à ses deux amis.

- "J'ai donc emmené Farban avec moi à Valkeol, dans la maison de vacance de Kuza, là où vit Grand-mère Kuza. Maman et Orlän n'étaient pas là, il n'y avait donc que nous, grand-mère et le chat qui survivait contre vent et marées aux affres du temps et aux blessures de guerre.  Evidemment j'ai tout fait visiter à mon acolyte, du moins les alentours (la rivière, les collines tout ça), la ville n'était pas vraiment ce qui était intéressant.
On était occupé à regarder les nuages allongés dans une prairie quand Ismelle nous a surpris :

   -Ha c'est toi, je pensais que quelqu'un avait laissé deux cadavres au milieu du pré, a-t-elle commencé à rire et évidemment je l'ai serré dans mes bras et présenté à Farban.

Et là c'était comme s'il avait vu le monstre du lac Pöl !
Farban ne pouvait plus rien articuler, il s'est redressé pour regarder qui venait de nous interrompre et ne semblait plus savoir ni comment parler ou sourire. J'ai toujours su que Farban avait des goût discutables en matière de fille mais Ismelle ?! Sérieusement ?! C'est juste un garçon en robe, et pas un beau garçon en plus. Evidemment, Ismelle n'est pas une idiote et elle a remarqué l'effet qu'elle faisait à mon acolyte. Il n'était pas capable d'articuler trois mots convenablement qu'elle était tout sourire avec lui, et qu'elle décidait de lui faire visiter la ville ! (je continue de dire qu'une ville est particulièrement inintéressant, rien ne vaut les paysages naturels !)
Après ça, j'ai passé les deux mois suivant à chercher Farban. Je ne le voyais presque jamais aux horaires où Ismelle était libre et j'ai vite abandonné l'affaire."


Il replia ses feuilles de papier, comme s'il venait de faire son devoir en révélant la grande vérité à tous et lança un sourire empli de toute l'affection qu'il avait pour ses deux amis.

- Surtout soyez heureux tous les deux, vous le méritez.


Et il allait retourner s'asseoir quand il vit sa pupille assise entre Eléazar et Ermaelle. Ça lui fit particulièrement chaud au cœur de voir cette barrière physique entre ces deux là.

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Insérez ici une bonne dose de patriotisme

Crédit - Joy
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Ermaëlle Fyrnam
La Renarde Érudite

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MessageSujet: Re: Le mariage [ft Ermaelle, Ebao, Eleazar et Solveig]   Mar 1 Jan - 23:56

Quand la cérémonie en elle-même commença, Ermaëlle écouta attentivement le discours du Prêtre, bien que ses paroles ne trouvaient aucun écho chez elle. Ainsi, Vaïud était assez puissant pour ensevelir un Dragon et créer le Monde ? Pourquoi n'avait-il rien fait pou empêcher ses '' enfants '' de s’entre-tuer, alors ? Ou pour permettre aux humains de vivre plus sereinement ? Ermaëlle fut tirée de ses réflexions lorsque Solveig vint s'asseoir entre elle et Éléazar. En voyant la fillette, la jeune femme lui adressa un sourire, avant de reporter son attention sur le clerc. Quand le Prêtre aurait achevé son discours, les proches des mariés devraient prendre sa place. L'ancienne esclave devait avouer que lorsque Ismelle lui avait demandé d'être l'une de ses témoins, elle avait craint de ne pas être à la hauteur. L'enlumineuse s'était même demandé si une autre personne n'aurait pas été plus appropriée, pour un tel rôle. Une personne qui connaîtrait d'avantage la mariée, par exemple. Mais son amie n'était jamais revenue sur sa décision. Aussi, Ermaëlle s'était prêtée au même jeu que les autres témoins, à savoir écrire un discours.

Les parents de Farban furent les premiers à se lever. Leurs paroles portaient sur l'importance de la famille et sur l'amour. Ermaëlle ne put s'empêcher de trouver leurs mots touchants, d'une certaine façon. Puis, ce fut au tour de l'aîné des frères de Farban de se lever. Son discours fut moins long que celui de ses parents, et Ebao ne tarda pas à se rapprocher de l'autel à son tour, non sans avoir été rappelé à la réalité par Erias qui venait de reprendre place sur le banc. Quand Olrän fit part de son mécontentement au sujet des paroles de son frère aîné, l'ancienne esclave se contenta d'esquisser un sourire. Il n'était pas difficile de voir qu'Ebao plaisantait, mais la jeune femme comprenait tout à fait que sa réaction ait pu amuser d'autres personnes. L'enlumineuse ne doutait pas un instant qu'Olrän irait demander des comptes à son aîné dès qu'il en aurait l'occasion.

Au moment où Ebao informa l'assemblée que son écrit était parfaitement objectif, Ermaëlle ne put s'empêcher de rire avec les autres personnes présentes. Toujours est-il que la jeune femme reconnu parfaitement son amie lorsque le chevalier relata la manière dont s'était passée leur première rencontre. Ce faisant, un grand sourire ornait ses lèvres. Ismelle avait toujours eu un sacré caractère, et ce, dès son plus jeune âge. L'ancienne esclave en avait une preuve vivante, pour ainsi dire ! Ensuite, le chevalier expliqua la manière dont il avait rencontré Farban, avant de passer à la rencontre du jeune homme avec celle qui allait devenir sa femme. L'enlumineuse avait déjà entendu la version des deux jeunes gens, à ce sujet. Mais elle devait avouer que celle d'Ebao apportait un nouvel éclairage sur cette situation, même si le pauvre avait du se sentir bien seul alors qu'Ismelle et Farban partaient de leur côté.

Son discours achevé, Ebao retourna à sa place. Ce fut au tour d’Éléazar de se lever. En tant que seul proche de la marié, il représentait l'ensemble des Wilrem et se devait de passer avant les amis de la mariée. En entendant son discours, l'ancienne esclave ne put s'empêcher de trouver le sien fade, pour ne pas dire triste. Elle n'entretenait pas de pareils liens avec les mariés... Après tout, elle ne les connaissait pas depuis très longtemps... Ermaëlle perdit son sourire, poussant un petit soupir. Elle se demandait à nouveau pourquoi Ismelle l'avait choisie elle et pas une autre...

Quand son tour arriva, Ermaëlle se rendit compte qu'elle n'avait pas son feuillet sur elle. Ce fait n'avait rien d'étonnant, en réalité. Il se trouvait sans doute dans son Ouvrage, et donc dans sa sacoche qu'elle avait oublié chez Ebao, ou dans la chambre dans laquelle elle logeait. La jeune femme passa une main dans sa longue chevelure, visiblement inquiète. Cette inquiétude ne fit que s'ajouter à ses précédentes craintes au sujet de la justesse de ses mots par rapport aux précédents discours. L'enlumineuse n'avait pas d'autre choix que d'improviser, hélas. Sa mémoire ferait le reste... La cérémonie ne durerait pas éternellement et l'ancienne esclave ne pouvait se permettre de faire attendre toutes les personnes présentes. Aussi, Ermaëlle se leva, rejoignant la place occupée par les précédents orateurs. Après avoir prit une grande inspiration et rassemblé ses souvenirs, la jeune femme finit par prendre la parole, sur un ton qu'elle voulait assuré.

« … Contrairement aux autres personnes présentes, je n'ai fais la connaissance d'Ismelle et de Farban que très récemment. Et pourtant, malgré cela, malgré mon accent et ma méconnaissance de ce Royaume et de la manière d'y vivre, ils n'ont pas hésité à m’accueillir sous leur toit. Ils auraient eu toutes les raisons du monde de refuser ma présence, ou même de m'adresser la parole. Et pourtant, ils n'ont pas hésité un seul instant à me tendre la main quand j'en avais le plus besoin. Je n'ai pas de souvenir impérissable, comme celui énoncé par Ebao ou celui d’Éléazar. J'aurai tant aimé en avoir un à vous faire partager, mais tous me semblent de moindre importance, comparé à ceux qu'ils aviez gardé pour ce moment. Mais je ne désespère pas. Dans quelques années, j'aurai sûrement d'avantage de choses à raconter. »

Ermaëlle marqua une pause, faisant en sorte de retrouver le sourire et couvant l'assistance d'un regard bienveillant. Un certain étonnement semblait transparaître chez certaines personnes. Sans doute ne se doutaient-elles pas de sa véritable nature. Peut-être même que certains avaient fait l'amalgame avec ce Kartendarkor, dont l'arrivée sur les territoires d'Hetenlaüd avait fait grand bruit. Ce n'était pas impossible, après tout. Mais à cette instant précis, la jeune femme n'avait que faire de cette possibilité. Aujourd'hui était un grand jour, un jour des plus heureux. Et rien ne pouvait aller contre ce fait. Absolument rien. Esquissant un petit sourire, l'ancienne esclave décida de reprendre la parole. Si son discours serait sans doute moins impressionnant que celui d'Ebao, la jeune femme ne comptait pas s'arrêter à quelques phrases, bien au contraire.

« … Sur les terres de l'Empire, les libres disposent de tous un tas de dénominations, pour appeler les esclaves. Les Sans-Noms, les Ombres, les Chuchoteurs, les Larmoyants, et d'autres encore. Mais certaines expressions sont pires encore que ces quelques mots. Nous sommes des Sans-Familles, des Lignages Perdus, des Sangs Troubles. Un esclave naît et meurt seul. S'il a un prénom, c'est juste pour le différencier des autres esclaves, et encore. Je n'avais pas de nom, juste un prénom. Mon nom, je ne l'ai acquis qu'une fois libre. Mais je n'avais pas de famille. Je ne savais pas réellement ce que cela faisait d'être attendue quelque part, de savoir qu'on s'inquiétait pour moi ou encore qu'on pouvait se mettre à ma recherche si je ne rentrais pas alors que la nuit était déjà tombée depuis longtemps. Mais une fois que j'ai rencontré Ismelle et Farban, tout a changé. Ils m'ont montré ce que cela signifiait, avoir une famille. Je ne pourrai citer tous ces gestes, et si la plupart de ces échanges se sont passés dans le calme, Ismelle a parfois affronté ma propre colère et il m'est arrivé de devoir faire face à la sienne, hélas. »

A ces mots, Ismelle et Ermaëlle échangèrent un regard, se retenant de rire. A force de vivre ensemble, sans que Farban ne soit présent, les deux jeunes femmes avaient eu des échanges animés. Les premiers dataient sans doute de l'époque où la mariée avait du tenir le lit, souffrant d'une mauvaise toux. L'ancienne esclave ne pensait pas que forcer une adulte à rester au lit soit une tâche aussi complexe ! L'enlumineuse devait avouer qu'elle n'était pas en reste, pour ce qui était de provoquer la colère d'Ismelle. Il lui était arrivé plusieurs fois de revenir tard après le travail. A cette époque, Ermaëlle ne connaissait pas encore la capitale. Aussi, il lui arrivait souvent de se perdre, et donc, de rentrer tard. Si Ismelle avait haussé la voix à son encontre la première fois, elle s'était vite calmée et avait décidé d'aider son amie à se repérer, pour lui éviter de faire de mauvaises rencontres. Bien sûr, il y avait eu d'autres incidents, mais à cette époque, l'ancienne esclave avait encore du mal à se faire à sa nouvelle vie, même si ce fait n'expliquait pas tout.

« … Toujours est-il qu'Ismelle m'a toujours accordé son pardon, comme elle a toujours reçu le mien quand cela s'est révélé nécessaire. Farban, je ne t'oublie pas, ne t'en fais pas. Tu as toujours su être de bon conseil, et je t'en remercie. Je sais que les débuts n'ont pas été simples entre nous, mais les choses se sont arrangées avec le temps. Et c'est tout ce qui compte. Vous avez ma reconnaissance éternelle, sachez-le. J'espère que la vie vous rendra au centuple ce que vous m'avez offert et qu'elle vous permettra de rester unis quoi qu'il puisse se produire. »

Sa tirade achevée, Ermaëlle se rapprocha des mariés, posant sa main droite sur l'épaule d'Ismelle, tandis que sa main gauche se retrouvait sur l'épaule de Farban. Après un '' merci '' chuchoté afin que les mariés soient les seuls à l'entendre, l'ancienne esclave s'en retourna à sa place, se réinstallant à côté de Solveig. De discrètes larmes perlaient aux coins des yeux de l'enlumineuse. Discrètement, Ermaëlle les ôta. Des larmes de joie. Cela faisait si longtemps que cela ne lui était pas arrivé...

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Merci à notre chère fonda pour cette magnifique image et pour cet avatar. ^^

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Éléazar Wilrem

Éléazar Wilrem

 Argent Argent : 105
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Agilité Agilité : 20
Lieu de résidence : Panlaüd
Métier / rôle / rang : Gardien ( Forgeron à ses heures perdues. )

Fiche Laüd (Gardien uniquement)
Nom: Zelfyne
Sexe : Femelle
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MessageSujet: Re: Le mariage [ft Ermaelle, Ebao, Eleazar et Solveig]   Mer 2 Jan - 22:38

Éléazar s'écarta légèrement pour faire un peu plus de place à Solveig, quand la petite s'installa entre Ermaëlle et lui. L'Ar accorda son attention quelques instants à la petite, avant de porter son regard sur le Prêtre. Tandis que le clerc déclamait une nouvelle prière à l'attention de Vaïud, afin qu'il accorde sa protection au couple sur le point de se marier, le forgeron tira le petit feuillet qui se trouvait coincé entre sa ceinture et sa tunique. Dépliant délicatement le petit morceau de parchemin, l'Ar le parcourut du regard pendant quelques secondes, s'assurant que tout était en ordre. Ne remarquant rien d'étrange, Éléazar redressa la tête. Les parents de Farban venaient d'achever leur discours et Erias venait de les remplacer. Vint ensuite le tour d'Ebao, qui relata en détail la manière dont il avait rencontré Farban et Ismelle, et la manière dont les deux jeunes gens avaient entamé leur relation. Ce récit causa de nombreux rires au forgeron, qui avait reçu plusieurs lettres dans lesquelles sa sœur lui expliquait sa rencontre avec Farban. Autant dire que le récit du chevalier comportait quelques petites différences notables avec ce qu'Ismelle avait consentit à raconter à son petit frère !


Au moment où Ebao relata son exploit quant à leur rencontre, Ismelle et Farban échangèrent un regard, avant que la jeune femme ne lève les yeux au plafond de la chapelle, faussement exaspérée. Amusé par cette réaction, le chevalier fit tout de même en sorte de garder son calme. Hélas, le récit de son ami ne l'aidait en rien. D'un autre côté, le jeune homme ne pouvait pas nier que ce récit lui rappelait de très bons souvenirs, les premiers d'une très longue série. Quand Ebao s'avança pour lui serrer le bras, Farban lui rendit son salut, non sans resserrer d'avantage sa poigne. Il se souviendrait de ce moment, si un jour Ebao se retrouvait dans une situation semblable à la sienne ! Et Farban ne doutait pas un seul instant qu'Ismelle aurait beaucoup d'anecdotes à lui confier ! Le chevalier n'eut pas le temps de poursuivre ses pensées, cependant. Son ami termina son discours, repliant les feuillets qu'il tenait. Puis, après une dernière tirade accompagnée d'un grand sourire, Ebao s'en retourna à sa place. Après que le jeune homme à la chevelure blonde eut rejoint sa place, Éléazar se leva à son tour, conscient que le prochain discours devait être prononcé par ses soins. Le sourire de l'Ar s'effaça l'espace de quelques instants. Le poids de l'absence de ses proches se faisait à nouveau sentir, mais le forgeron n'avait pas le choix. Il était la dernière famille d'Ismelle et devait prononcer son discours. Une fois devant le couple et le reste des invités, Éléazar tâcha de faire bonne figure, avant de prendre la parole.

« J'aurai aimé ne pas être seul devant vous, pour prononcer ces mots. J'aurai aimé que notre père prononce son propre discours, de même que notre mère ou Sarm. Hélas, les autres Wilrem n'ont pas jugé bon de se joindre à nous. Veuillez excuser leur absence. Je vais tâcher de parler le plus justement possible. Éléazar marqua une pause, afin de quitter ce ton bien trop attristé pour l’événement actuel. J'ai quitté ma famille à l'âge de dix ans, pour devenir Ar. Mais ce n'est pas pour autant que j'ai coupé tout contact avec ma famille. Au contraire ! Les autres Ars pourraient vous confirmer que j'ai gardé chacune des lettres d'Ismelle précieusement, au point que je pourrai ouvrir une bibliothèque rien que pour y classer notre foisonnante correspondance ! »

Si au début de leur correspondance, Éléazar gardait précieusement les lettres de sa sœur aînée dans l'un des tiroirs de son bureau, ce compartiment s'était rapidement révélé insuffisant. Par la suite, l'Ar avait été obligé de classer ses lettres autrement, dans l'une de ses armoires. Et malgré ce rangement, l'étagère du meuble avait fini par déborder ! Mais le souvenir dont comptait parler le jeune homme n'était pas lié à l'une de ces très nombreuses lettres. Il était lié à la première fois qu'Ismelle avait rencontré Zelfyne et... au moment où elle n'avait même pas reconnu son propre frère ! Si la jeune femme s'en était voulu pour cette erreur, aujourd'hui, les deux jeunes gens en riaient volontiers. Après tout, Éléazar avait grandit loin de sa famille, et n'avait pu effectuer son premier voyage loin des Monts Kresh qu'une fois que Zelfyne s'était sentie prête pour cela. La créature n'avait pas pu quitter les Monts Kresh en même temps que ses congénères, à cause de ses ailes dépaillées. Aussi, le forgeron n'avait pas pu retrouver sa famille aussi tôt qu'il l'avait espéré.

« Bien que nous ayons entretenu une correspondance des plus importantes, je n'ai revu Ismelle que de nombreuses années après le début de mon apprentissage parmi les Gardiens ! J'avais seize ans, à ce moment. Si la plupart des futurs Gardiens peuvent quitter le Panlaüd vers quinze ans, j'ai du attendre un peu plus longtemps, ma Laüd souffrant d'un petit problème de santé. Toujours est-il que j'avais décidé de faire une petite surprise à ma famille, en ne les informant pas de ma venue ! J'ai donc quitté le Panlaüd tôt le matin, pour arriver à Valkëol au début de l'après-midi. Pour que la surprise soit totale, j'ai demandé à Zelfyne de m'attendre à l'extérieur de la ville, afin de me rendre jusqu'à la demeure familiale sans trop me faire remarquer. »

Éléazar se tut quelques instants, son éternel sourire aux lèvres. Le jeune homme jeta un regard dans la direction de sa sœur aînée. Cette dernière semblait avoir parfaitement compris où voulait en venir son cadet, en témoigne sa moue rieuse et le toussotement dont elle fut prise pendant quelques instants, sans doute pour masquer son rire. Le forgeron reporta son attention sur les autres personnes présentes, prêt à poursuivre son récit. Prenant une nouvelle inspiration, l'Ar finit par reprendre son discours là où il l'avait stoppé.

« Au moment de frapper à la porte, je me suis rendu compte qu'Ismelle se rapprochait de la maison... En compagnie d'un jeune homme qui m'était inconnu. Mère avait fait joindre un petit portrait de ma sœur dans l'une des lettres d'Ismelle. En réalité, Mère avait fait en sorte de me faire parvenir des petits portraits de toute notre famille. Je devais faire de même, mais je n'avais trouvé personne pour m'aider. Aussi, je connaissais la nouvelle apparence de ma sœur, mais je ne pouvais pas savoir que le jeune homme qui l'accompagnait était Farban ici présent ! Si je le connaissais de nom, son visage m'était inconnu ! J'ai donc attendu patiemment que ma sœur remarque ma présence. Ça n'a pas tardé, vous pouvez me croire ! Ismelle m'a demandé si je cherchais quelqu'un. Et vous auriez du voir la tête de Farban lorsque j'ai annoncé que je venais pour sa petite-amie ! Son visage s'est décomposé en quelques instants ! »

Si Ismelle avait rapidement compris l'anecdote sur laquelle se basait le discours de son frère cadet, il avait fallu d'avantage de temps à Farban pour en arriver à la même conclusion. Toujours est-il que les deux jeunes gens échangèrent un regard, se retenant tout deux de rire.   Éléazar fit mine de ne pas remarquer leur comportement, préférant se concentrer sur son récit et sur le feuillet qu'il tenait. Cependant, cela n'avait pas empêché le sourire du forgeron de s'étirer quelque peu.

« Vous me croirez si vous le voulez, mais Farban a pensé que j'étais là pour lui ravir sa belle ! S'il ne m'a pas menacé directement, il m'a tout de même montré qu'il était armé. Je ne vous dis pas sa tête lorsqu'il a vu que je l'étais également ! Et ce silence ! Un silence lourd et pesant ! Ismelle a tout de même tenté de calmer Farban, et de savoir qui j'étais. Je n'avais encore jamais vu une telle insistance dans ses propos. Si Farban avait des doutes sur l'amour que lui portait ma sœur, croyez-moi qu'ils auraient tous été balayé à cet instant ! J'ai fini par éclater de rire, ce qui les a étonné tous les deux. Ce n'est qu'après que j'ai dis à Ismelle qui j'étais, et que tout s'est arrangé, même si elle a eu du mal à croire que j'étais son '' petit frère '' ! Vous savez tout, à présent ! C'est ainsi que j'ai rencontré Farban, qu'il m'a rencontré, et qu'Ismelle a compris que Farban serait là pour la défendre... Même si nous savons tous que ma sœur est tout à fait capable de se défendre seule ! » termina Éléazar, sans se départir de son sourire.

Se rapprochant du couple, Éléazar attira les deux jeunes gens contre lui pendant quelques instants. Tout trois éclatèrent de rire, rire qui se répercuta dans le reste de la chapelle, bien que certaines personnes riaient sûrement à cause du précédent discours également. Au bout de quelques secondes, l'Ar relâcha les deux jeunes gens, avant de retourner s'asseoir à sa place. Alors qu'il s’asseyait, Ermaëlle quittait le banc, afin de prendre la parole à son tour. Après elle, il resterait encore quatre témoins à faire passer. Suite à cela, le Prêtre pourrait sceller l'union des deux jeunes gens, et les festivités commenceraient !


Après la fin de la cérémonie, tous les invités s'étaient rendus jusqu'à la demeure des Akarm. L'endroit avait été choisi de part sa taille, qui permettait à toutes les personnes de pouvoir s'y installer sans mal le temps du repas et des autres réjouissances qui suivaient la cérémonie. La salle à manger, dont la taille était plus que convenable pour l'événement en cours, avait été remise aux goûts du jour pour l'occasion. Deux grandes fenêtres offraient une certain éclairage à la pièce, bien que des chandelles avaient été prévues pour le moment où la lumière naturelle ne suffirait plus pour éclairer les lieux. De longues tapisseries ornaient les murs, représentants des scènes de chasse ou des passages issus de légendes ou de mythes. Un feu brûlait dans la cheminée, afin que la pièce conserve une température convenable, malgré le froid qui se faisait de plus en plus présent à l'approche de l'hiver. Plusieurs tables avaient été rassemblées, en prévision du repas. Deux d'entre elles avaient été mises à l'écart, cependant. Si certains invités avaient déjà déposé leurs présents sur lesdites tables, d'autres attendaient de pouvoir y accéder. Les nappes qui les couvraient étaient d'un blanc pur, brodés de discrètes arabesques et de motifs floraux à l'aide d'un fil doré. Pour l'occasion l'argenterie avait été lustrée, avant d'être placée non loin de la porcelaine et des verres finement ouvragés. Des bancs avaient été disposés non loin, de manière à pouvoir accueillir tous les convives. Dans un coin de la pièce, un petit orchestre s'était installé. Les différents musiciens jouait un petit air joyeux, le temps que toutes les personnes présentes à la cérémonie arrivent jusqu'à la demeure où se tenaient les festivités.

Tandis qu'Ismelle et Farban remerciaient les différents invités pour avoir fait le déplacement et pour leurs présents, Éléazar observait les derniers arrivants. Le forgeron avait confié la lame qu'il avait forgé pour Farban à Velya, quelques temps plus tôt. La femme s'était chargée de la conserver jusqu'à aujourd'hui. Tout avait été fait pour éviter les oublis ou les pertes. Éléazar avait aussi agit de la sorte car il était certain de ne pas avoir le temps de retourner chez Ismelle après la cérémonie. Aussi, l'épée reposait parmi les présents, à l'abri dans son fourreau. Le forgeron n'avait pas prit la peine de dissimuler d'avantage sa création. Une grande partie de la lame restait dissimulée par le fourreau, confectionné par les soins d'Oryas. Cela semblait largement suffisant aux yeux de l'Ar, qui ne voyait pas l'intérêt d'en faire d'avantage. D'autres personnes avaient préféré dissimuler leurs présents. De l'endroit où il se trouvait, Éléazar n'eut aucun mal à discerner ce qu'il jugea être des livres. Il semblait aussi y avoir plusieurs coffrets, sans doute de l'argenterie ou quelque chose du même acabit. Ismelle et Farban risquaient tout de même d'avoir quelques surprises. Éléazar faisait parfaitement confiance aux camarades chevaliers de son beau-frère, à ce propos !
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Solveig Leömir

Solveig Leömir

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Rp - Le mariage

MessageSujet: Re: Le mariage [ft Ermaelle, Ebao, Eleazar et Solveig]   Ven 4 Jan - 0:23

Être au premier rang était finalement une mauvaise idée. Tout le monde pouvait la voir et la surveiller et Solveig se sentait trop exposée pour oser discuter avec Ermaelle de l'homme de sa vie.
Pourtant, ce n'était pas l'envie qui manquait mais il fallait se résoudre à attendre. N'écoutant que d'une oreille distraite les différents discours, elle tenta à plusieurs reprise de prendre la parole mais ne parvint jamais à attirer l'attention sur elle. Finalement, Solveig se contenta d'attendre la fin de la cérémonie qui sembla arriver des heures et des heures après. Entendant le prêtre souhaiter une bonne après-midi de fête, la fillette en profita pour se lever d'un bond et filer vers la porte de la chapelle afin d'enfin aller voir Zelfyne !

C'était sans compter sur Ebao, qui la connaissait assez bien pour l'attraper au vol tandis qu'elle partait en courant vers l'allée centrale. La fillette se débattit et protesta.

- NON !! C'est pas juste ! C'est pas JUSTE !! Tu n'as pas le droit de me retenir ! Tu avais promiiis !

Mais il n'en avait rien à faire de toute évidence, et la fillette laissa de nouveau ses bras et ses jambes pendre dans le vide avec désespoir.
C'était tellement, tellement injuste !!
Ebao, accompagné d'Olrän marcha comme ça jusqu'à la maison des Arkam (moins belle que la leur) où devait se dérouler la fête.
Son tuteur lui avait encore fait une vaine promesse, elle irait voir Zelfyne quand ils seraient arrivés au lieu des festivité, mais Solveig était encore toute boudeuse de la première trahison et n'adressa pas un mot à Ebao quand il la reposa finalement.
Sur le point de pleurer elle préféra s'éloigner, les bras croisés, et prit la direction de la porte de sortie certaine d'enfin pouvoir y trouver la Laüd. Vérifiant (en lançant un regard noir à son tuteur) qu'Ebao ne comptait pas l'intercepter cette fois, elle fila par la suite en courant et partit à la recherche de l'animal géant.

_________________

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Ebao Kuza
Chevalier Entêté

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- Rp - Ebao vs Dagmar
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MessageSujet: Re: Le mariage [ft Ermaelle, Ebao, Eleazar et Solveig]   Ven 4 Jan - 0:31

Ebao écoutait poliment les discours des participants suivants. Tous racontaient des anecdotes sur le couple ou partageaient avec l'assemblé ce qu'évoquait pour eux l'union de Farban et Ismelle. Evidemment, le discours qu'il écouta le plus sérieusement fut celui d'Eléazar, mais il se fit la remarque que fixer quelqu'un comme ça était tout de même étrange et il finit le discours en regardant ses pieds.
A la fin de la cérémonie, le prêtre noua l'union d'Ismelle et Farban, et Ebao se mit debout pour applaudir vivement ses deux amis.

Prévoyant, et sentant la fin s'approcher, il s'écarta d'Erias pour aller attraper sa pupille qui cherchait déjà à s'échapper. Elle protesta bruyamment et Ebao se prit à soupirer... Dans le fond elle n'avait pas tord, il avait promis, et c'était injuste. Mais il préférait encore un peu la garder éloignée du Laüd.

- Je sais, mais tu vas devoir attendre que nous arrivions à la fête. Zelfyne sera dehors ne t'en fais pas, mais si je te laisse y aller maintenant, tu ne trouveras pas le chemin pour nous rejoindre !


La foule des invités prenait le chemin de la sortie tandis que sa pupille abandonnait toute résistance et se complaisait dans un silence boudeur. Ebao imita tout le monde et il se retrouva entre deux des frères de Farban tandis qu'ils formaient une haie d'honneur au couple qui sortait sous les applaudissements. Evidemment, le chevalier alla de nouveau féliciter ses amis et parla avec quelques comparses chevaliers (toujours Solveig sous le bras, hors de question de la lâcher où il la perdrait pour la soirée) avant de suivre le groupe et de prendre la direction de la fête accompagné d'Olrän.

- Tu as pensé à prendre les cadeaux ? demanda alors Ebao à son frère.

Celui-ci acquiesça et désigna un petit sac de lin qu'il transportait avec lui depuis le début.
A peine furent-ils arrivés qu'Olrän alla poser le sac parmi les présents (et vaquer à ses occupations) tandis qu'Ebao déposait Solveig qui fulminait et qui refusait de lui adresser la parole.

- Arrête de bouder poucinette. Ton calvaire est fini, tu peux y aller maintenant, nous devions juste arriver.


Elle partit en courant et lui lança un regard noir comme pour le dissuader de la retenir vers l'extérieur de la grande pièce. Ebao se gratta la tête avec malaise, il n'aimait pas que Solveig lui en veuille à ce point. Peut-être y avait-il été trop fort ? Il devrait peut-être demander à Sir Elban non ? Il avait des enfants lui aussi... Ou plutôt madame Elban, c'est elle qui s'occupait de la tripotée de fils de l'ancien maître d'Ebao... Oui, le jeune homme ferait mieux de lui parler à elle. Aussi, il chercha madame Elban du regard et la trouva en grande conversation avec la mère de Farban. Deux femmes de chevaliers de la génération précédente, elles avaient surement un tas de choses à se dire... Dans tous les cas, il ferait peut-être mieux d'attendre. Oléa disait toujours que les conversations entre dame étaient les plus importantes et qu'il ne fallait surtout pas les interrompre. Aussi Ebao avait grandit avec ce principe et ne comptait pas le remettre en cause aujourd'hui.

Il alla donc faire le tour des tables afin de trouver sa place. Il ne devait pas être loin des mariés, il était le témoin après tout. Ce serait une belle soirée en perspective.
Contre toute attente, il vit le nom d'Ermaelle avant de voir le sien et constata qu'Ismelle l'avait placé à côté de Gastor Mëloss... Sir Mëloss. C'était donc lui... Ebao en aurait presque oublié le plan de son amie d'enfance... Il eut un sourire en coin et alla vers Ismelle pour le chuchoter un :

- Gastor ? Tu penses vraiment qu'il fera l'affaire pour Ermaelle ?

Au fond, c'était hypocrite de sa part. Tant qu'elle ne s'intéressait pas de trop près aux avances d'Eléazar cela lui irait bien.

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Insérez ici une bonne dose de patriotisme

Crédit - Joy
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Ermaëlle Fyrnam
La Renarde Érudite

La Renarde Érudite
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Métier / rôle / rang : Enlumineuse / Ecrivain public.

MessageSujet: Re: Le mariage [ft Ermaelle, Ebao, Eleazar et Solveig]   Dim 6 Jan - 15:05

Alors qu'Ermaëlle tentait vainement de rejoindre l'un des tables pour y déposer ses présents, son regard fut attiré vers Solveig, qui quittait la pièce, non sans jeter un dernier coup d’œil derrière elle. Sans doute rejoignait-elle Zelfyne. La jeune femme n'avait pas manqué l'altercation entre Ebao et sa pupille, alors qu'ils se trouvaient encore à la chapelle. Sur le moment, l'enlumineuse se demanda si le chevalier était au courant que sa pupille venait de quitter les lieux. D'un autre côté, Ebao avait toujours gardé sa pupille sous sa surveillance, depuis qu'ils avaient quitté la chapelle. Ermaëlle n'eut pas le temps de se poser d'avantage de questions. Profitant qu'une personne s'éloignait des tables, la jeune femme s'y faufila, déposant ses paquets. Avant son départ pour Sinòdine, l'enlumineuse avait préféré se montrer prudente et avait confié les cadeaux qu'elle avait prévu pour les mariés à Erias, alors qu'il était venu rendre visite à Ismelle et Farban. Ce dernier avait accepté de les conserver  jusqu'aux festivités, afin que la jeune femme ait ses présents sous la main, même si son voyage à la Cité Pourpre se révélait plus long que prévu.

Les bras désormais libres, Ermaëlle décida de faire le tour de la pièce, afin de se familiariser avec l'endroit où ils allaient passer la soirée. Les invités commençaient d'ailleurs à s'approprier la pièce, créant des groupes plus ou moins grands, afin de pouvoir discuter entre eux. Des rires fusaient par moment, bien que certaines conversations semblaient bien plus sérieuses, malgré la raison des présentes festivités. Toujours est-il que la jeune femme préféra ne pas tendre l'oreille. Ces discussions ne la concernaient en aucune façon. En passant non loin d’Éléazar, l'enlumineuse lui adressa un petit signe de tête, avant de continuer son chemin, se rapprochant des tables où ils s'installeraient tous pour partager le repas. Chaque place était accompagnée d'un nom. Ermaëlle se rendit rapidement compte que la plupart d'entre eux lui étaient totalement inconnus...

Au bout de quelques minutes, l'ancienne esclave finit par remarquer son propre nom. Elle serait entourée de certains des témoins, mais aussi d'un dénommé Gastor Mëloss. Ermaëlle devait avouer que le nom de cette personne ne lui disait pas grand chose... Heureusement, elle ne serait pas seule. Lors des préparatifs, et en d'autres occasions, l'ancienne esclave avait eu l'occasion de faire connaissance avec la fratrie de Farban, ainsi qu'avec les amies d'Ismelle. Aussi, leur compagnie n'était en aucun cas dérangeante, au contraire. Dans tous les cas, la fête qui s'annonçait serait inoubliable !

S'éloignant des tables, Ermaëlle profita du fait qu'une partie des invités s'était éloignée des jeunes mariés pour les rejoindre. Ebao semblait avoir eu la même idée qu'elle, étant donné qu'il se trouvait auprès de leur amie commune. L'ancienne esclave pressa légèrement le pas, rejoignant les trois jeunes gens. Se pliant au même rituel que les autres personnes présentes dans la pièce, la jeune femme félicita le couple, le sourire aux lèvres. Ensuite, les jeunes gens échangèrent quelques mots, avant que Farban ne soit obligé de s'éclipser pour aller discuter avec certains membres éloignés de sa parentèle. Cependant, ce départ n'empêcha pas les autres jeunes gens de poursuivre leur discussion.

« … Dis-moi, Ismelle, peux-tu m'indiquer qui est Gastor Mëloss ? C'est la seule personne qui m'est inconnue, sur la partie de la table où je suis installée. Je n'aimerai pas commettre d'impairs en sa présence. » avoua Ermaëlle, en proie à une certaine gêne.

La jeune femme ne voulait pas faire mauvaise impression à cet homme qui allait sûrement passer une partie de la soirée à côté d'elle. Si les autres témoins la connaissaient déjà depuis plusieurs semaines, si ce n'est plus, Gastor était un parfait inconnu. Aussi, si Ismelle pouvait lui donner quelques informations sur son voisin de table, Ermaëlle n'en serait que plus sereine pour le repas à venir.

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Merci à notre chère fonda pour cette magnifique image et pour cet avatar. ^^

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MessageSujet: Re: Le mariage [ft Ermaelle, Ebao, Eleazar et Solveig]   

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Le mariage [ft Ermaelle, Ebao, Eleazar et Solveig]
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